Tripartite au Luxembourg

03 juillet 2020 14:26; Act: 03.07.2020 15:46 Print

«Unis, sans tension, face à un ennemi commun»

SENNINGEN - Face au Covid-19 et les dégâts qui s’annoncent au niveau de l’économie, syndicats, patronat et gouvernement s’affichent sur la même longueur d’onde.

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Les intervenants ont parlé à tour de rôle, non pas ensemble, avec 2h de retard sur l'horaire annoncé.

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Syndicats, organisations patronales et gouvernement se sont réunis, vendredi matin, au château de Senningen pour évoquer le marché de l'emploi au Luxembourg, de même que la situation économique et financière. Survenue mi-mars, la crise liée à l’épidémie de Covid-19 a bien entendu laissé des traces, ces derniers mois, et l’objectif est clair désormais: tenter de limiter la casse pour assurer le maintien de l’emploi et lutter contre le chômage.

Initialement prévue à midi, la conférence de presse n’a débuté que vers 14h, avec au passage, durant ce long temps d’attente, le retrait de deux des trois pupitres au profit d’un seul. Les trois partenaires de la tripartite ne se sont donc pas exprimés de manière commune, mais ils nous ont pourtant tous assuré, à tour de rôle, qu’ils faisaient front, ensemble, face à un adversaire invisible commun: le Covid-19.

Une même longueur d’onde

Serein, Xavier Bettel s’est tout d’abord présenté seul à la tribune pour prendre la parole face aux journalistes. «Dans l’intérêt du pays, les discussions ont été très constructives », a-t-il affirmé d’emblée avant de faire succinctement le point sur la situation financière et économique des semaines précédentes et d’enchaîner, déjà, avec les questions à la presse dix minutes après le début de son intervention, pourtant attendue.

Cinq minutes plus tard, c’était déjà terminé et le Premier ministre a quitté la pièce de conférence. Sur le même ton que Xavier Bettel, Nicolas Buck, président de l'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) s’est ensuite exprimé calmement et très brièvement en trois minutes. Sur la même longueur d’onde, pour surmonter la crise, il invite à un investissement de chacun pour développer un maximum d’aptitudes. «Skills, skills» et «Invest, invest», a-t-il même lâché en forme de conclusion.

Et du côté des syndicats?

La montagne tripartite a-t-elle ainsi accouché d’une souris? Car rien de transcendant n’en est ressorti… « On doit se réjouir qu’un dialogue social, officiel et institutionnalisé, existe à nouveau au Luxembourg », nous a confié, positive, Nora Back, présidente de l’OGBL. «Chaque partenaire essaie vraiment de trouver des solutions communes et c’est dans l’intérêt de tous les acteurs. Nous n’avons pas parlé du pouvoir d’achat, ni du logement, ni de la réforme des impôts. Rien n’a été décidé au niveau de la sécurité sociale, non plus. On n’a pas encore eu l’occasion d’en discuter aujourd’hui, mais un agenda est là et on aura une nouvelle réunion tripartite à la rentrée».

Les effets secondaires liés au Covid-19 ne sont pas encore tous connus sur le plan médical, mais une chose est sûre pour le moment: ce satané virus a le don de mettre tous les partenaires de la tripartite sur la même longueur d’ondes. Ce qui était loin d’être imaginable, il y a quelques mois. «Ce qui change par rapport aux précédents conflits», précise Nora Back, «c’est que l’on a un ennemi commun invisible et on doit lutter ensemble. Ce qui explique pourquoi il y a moins de litiges entre nous. Il y a moins de tensions, même si nos visions du monde restent opposées entre patrons et salariés. Mais l’objectif numéro un, pour tout le monde, c’est de maintenir les emplois, autant pour l’état, le patronat et les syndicats».

(Frédéric Lambert/L’essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Chute inéluctable le 03.07.2020 14:34 Report dénoncer ce commentaire

    Aucune décision politique ne pourra sauver la situation. Les gens commandent en ligne et laissent mourir nos villes et nos petits commerces. Cela causera une morosité durable, de la misère et des boutiques vides comme à Thionville. On aime avoir plus pour toujours moins cher ? Bravo, mais on détruit l'emploi et la beauté de la vie sociale. Une société qui s'enferme, est une société destinée à couler. Car l'argent ne vient pas du ciel.

  • stop le 03.07.2020 16:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La seule possibilité pour arrêter les bagarres en bande exemple à Differdange récemment . Ce sont des contraventions très très chères . 20 000€ 50 000 euros 100 000 € 200 000€ voir plus et emprisonner si récidive en plus des amendes . Ils se pensent au dessus des lois . Si ils agissent ainsi comment doivent ils agir avec les femmes où entre femmes ? Stop ????

  • DFJ le 03.07.2020 15:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Chez nous si tu ne trouves pas de travail c’est que tu ne veut pas travailler. Rien que dans le BTP on vas avoir besoin de 10000 ouvriers dans les prochaines Années. Si tu as besoin d’argent tu prends ce qui vient mais c’est plus facile de se mettre au chômage

Les derniers commentaires

  • 1reiz3 le 05.07.2020 17:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    la grogne sociale frappera à la rentrée un peu de patience chers politiciens oisifs

  • Ermesinde le 05.07.2020 14:13 Report dénoncer ce commentaire

    Unis ? Il rigole ou quoi Bettel ?????

    • Luc Arens le 05.07.2020 17:54 Report dénoncer ce commentaire

      Désunis oui lorsque 'on voit ce qui se passe dans les bars, cafés, restos etc les week-ends ! Franchement !

  • Je suis euro le 05.07.2020 13:55 Report dénoncer ce commentaire

    Unis ils étaient, les 5 luxembourgeois réunis autour d'une tables dans le château de Senningen.

  • luis le 05.07.2020 12:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Huawei new ip est prêt à payer dans le prochain congrès a Genève des grosses sommes a qui le soutiendra .mais pour cela ils auront besoin des réseaux 5 g que le luxembourg est entrain de instaler faut sans faute combattre par tous les moyens les idées chinoises sinon dans 20 années nous seront tous sur leur domination. attendent que ça arrive .

  • moien le 05.07.2020 10:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Comme c'est facile de critiquer les chômeurs ... J'ai 48 ans et je viens de me faire licenciée pour la 1ère fois de la vie... j'ai travailler toute ma vie dans le commerce , je vais faire quoi maintenant ? Balayer les rues, ramasser les déchets des autres ? Tout ça car les dirigeants de mon commerce ne voulait plus payer des loyers si chers ? ce n'est pas mon but .....