JUSTICE

21 juin 2012 21:41; Act: 26.06.2013 15:44 Print

«Aimera-t-on plus tard ce que l'on fait?»

Le tandem français revient au Luxembourg, et ses basses vont faire trembler le Rock-A-Field dimanche.

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L'essentiel: «Audio, Video, Disco» a été élu meilleur album de musiques électroniques. Une consécration?

Xavier de Rosnay: C'était une bonne surprise. Nous ne sommes pas du tout blasés. C'est une très bonne chose d'avoir un pied du côté du grand public et un autre chez un public plus averti. Surtout que nous faisons une musique radicale, pas facile à écouter, et qui passe peu en radio.

Comment fonctionne votre processus de composition?

Il est toujours le même, il n'a pas réellement évolué. Nous écrivons les morceaux au piano, à la guitare et à la basse, puis lorsque nous produisons, nous remplaçons les notes par des microsamples. Mais nous voulions que le second album sonne plus sec, car les samples sonnent plein, ils sont plus techniques.
L'album est moins électro, vos influences y sont plus assumées…
Le premier album était déjà comme ça. Sur «Valentine», nous assumions un côté Vladimir Cosma. En réalité, nous n'avons jamais eu d'influences électros pures.

Le détournement des codes fait partie de votre identité visuelle. Avez-vous réfléchi à la pérennité du concept?

Nous ne nous posons pas la question. Je pense qu'il est impossible de prévoir comment le monde où nous vivons va évoluer, alors prévoir un concept à long terme… La question est plutôt: si nous aimons sincèrement ce que l'on fait maintenant, l'aimera-t-on encore plus tard?

Votre live s'est renforcé avec les nouveaux titres. Comment l'avez-vous fait évoluer?

Ça s'est fait naturellement. Nous utilisons environ une moitié de chaque album. Les titres se mélangent, mais ce n'est pas systématique, il n'y a parfois que des morceaux du second. La durée n'est pas la même d'un concert à l'autre, nous l'adaptons en fonction.

Il reste assez similaire visuellement. Une volonté?

Oui, car nous n'avons jamais été fans des vidéos et des shows avec lasers, de ce qui ressemble à un show de musique électro en fait. Nous préférons avoir une mise en scène théâtrale, simple, avec de la technologie mais sans que ça ait l'air technologique.

Recueilli par Cédric Botzung