Chanteur populaire

08 janvier 2016 18:08; Act: 08.01.2016 18:49 Print

Stars et anonymes ont dit adieu à Michel Delpech

Une foule nombreuse composée de personnalités et d'anonymes a assisté aux obsèques du chanteur français Michel Delpech, vendredi à l'église Saint-Sulpice à Paris.

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Quelque 300 personnes ont rendu hommage au créateur de «Chez Laurette», décédé samedi à 69 ans d'un cancer de la gorge. La foule était massée derrière des barrières devant l'église lors de l'arrivée du convoi funèbre. Le transport du cercueil dans la nef a été salué par des applaudissements. «C'est notre jeunesse, le chanteur de notre adolescence», ont confié Pierre et Marie Chatelain, résidant à Paris.

«La chanson qui nous a le plus marqués, c'est "Nos quinze ans"». Pour Francis Fernbach, 60 ans, «c'était quelqu'un plein d'amour et de vie qui ne se préoccupait pas de politique dans ses chansons». «À l'époque, on avait pas tous les réseaux sociaux. Écouter Michel Delpech avec un vinyl, c'était de bons moments en famille», ajoute-t-il.

La ministre de la Culture Fleur Pellerin, le chanteur Alain Souchon ainsi que la chanteuse et actrice Line Renaud ont assisté à la cérémonie célébrée par Abba Athanasios, évêque métropolitain pour toute la France de l'église copte orthodoxe. «Nous prions aujourd'hui pour un homme qui avait finalement trouvé la paix, malgré ses souffrances. Il ne cachait rien», a dit en préambule le père Jean-Louis Lacroix, curé de Saint-Sulpice.

Une longue traversée du désert

Michel Delpech avait abordé sa quête spirituelle dans un livre «J'ai osé Dieu», paru en 2013 lorsqu'il se sait atteint d'un cancer de la langue et de la gorge. Le chanteur devait être inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris. Sa disparition après un long combat contre la maladie avait suscité de nombreuses réactions saluant le talent de l'interprète de «Quand j'étais chanteur», «Les divorcés», «Pour un flirt», «Wight is Wight»... chroniques de la France des années 1970.

Ancienne idole hippie, l'artiste à la voix douce avait connu la gloire mais aussi la dépression, une longue traversée du désert et un retour en grâce. Pour tenter d'en sortir, il s'était tourné vers l'hindouisme, la voyance, la psychanalyse et avait lu les Écritures. Il avait retracé ce parcours accidenté dans un premier livre «L'homme qui avait construit sa maison sur le sable» paru en 1993.

(L'essentiel/AFP)