MUSIQUE

16 décembre 2012 15:49; Act: 17.12.2012 19:22 Print

«James Borges est parti pour durer»

LUXEMBOURG - James Borges n'a pas gagné la finale de «The Voice». L'émission est finie, mais pour la scène musicale luxembourgeoise, la carrière du Luxembourgeois ne fait que commencer...

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Vendredi soir, la victoire a échappé à James lors de la finale de «The Voice». Sa carrière est-elle pour autant terminée? Peut-il espérer monter sur la scène de la Rockhal ou de l'Atelier? La scène musicale luxembourgeoise n'y est pas opposée et lui ouvre même grand les bras. «Si James veut poursuivre sa carrière, il est le bienvenu chez nous», explique ainsi Olivier Toth, directeur général de la Rockhal. «Mais nous devons d'abord savoir quel programme il nous propose». En d'autres termes, le Rumelangeois doit d'abord étoffer son répertoire pour pouvoir tenir tout un concert. «Lonely», une chanson que James a lui-même composée et qu'il a interprétée en demi-finale, a convaincu le patron de la Rockhal. «Ça avait l'air très prometteur», confie ainsi Olivier Toth.

Du côté de l'Atelier on se montre également très optimiste. «The BossHoss (NDLR: coach de James à «The Voice») viennent au Rock-A-Field. J'imagine bien une apparition surprise de James sur scène pour jouer avec le groupe. Nous allons suivre de près son avenir et voir comment nous pouvons l'aider», affirme Petz Bartz, le programmateur de l'Atelier. Une représentation dans la salle de concert de la rue d'Hollerich, n'est pas non plus exclue...

Une gloire éphémère

Mais un appui du Luxembourg est-il suffisant pour faire une grande carrière en Allemagne? «C'est difficile de spéculer», explique Olivier Toth. «Le talent est une composante essentielle de la réussite. Puis, vient le travail acharné. Bien sûr, la visibilité offerte par une telle émission ce n'est pas rien. Mais un succès ne fait pas une carrière. Je pense qu'il le sait, il semble avoir les pieds sur terre».

Petz Bratz insiste sur le fait que les participants à ce genre d'émissions ne connaissent pas de carrière internationale. «Les organisateurs le veulent ainsi, pour que des nouvelles têtes surgissent tout le temps. Les stars créées par ces programmes doivent en profiter, cela ne dure qu'un temps!»

Thorunn rêve d'un duo

Mais cela ne veut pas dire que James va automatiquement disparaître du paysage médiatique. «C'est super ce qu'il a fait. Le programme a été le premier gros événement de sa carrière. S'il est convaincu, et qu'il continue à vivre pour sa musique et à composer, il gardera son public, même quand le buzz autour de l'émission sera passé. Au Luxembourg, il est certainement la personne de l'année», ajoute le programmateur de l'Atelier.

Du côté de ses collègues chanteurs, beaucoup avaient croisé les doigts, vendredi soir. C'est le cas du groupe Angel at my Table. «Il a vraiment une belle voix. La durée de sa carrière ne dépend que de lui mais ses premières chansons nous ont emballés». Un point de vue partagé par Thorunn. «Il a un vrai talent. Il joue de la guitare, chante très bien et il est très intéressant. Pour moi, il a toutes les qualités recherchées et pas seulement à "The Voice". Il est parti pour durer». Et quand on évoque avec la chanteuse l'idée d'un duo avec lui, elle répond du tac-au-tac: «James, appelle-moi!»

(Kerstin Smirr/L'essentiel Online)