Attentats à Paris

18 novembre 2015 10:38; Act: 18.11.2015 18:29 Print

«Je ne savais pas que c'étaient des terroristes»

Un riverain a expliqué aux journalistes que c'est contre son appartement que les policiers ont donné l'assaut. Il aurait hébergé les terroristes sans le savoir.

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Un homme âgé d'une trentaine d'années affirme sous couvert de l'anonymat que c'est contre son appartement, au 8, rue du Corbillon, que les policiers ont donné l'assaut. Un appartement qui aurait servi de squat, explique une de ses amies. «Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours», a raconté à l'AFP cet homme. «J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit c'est pas grave , ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique», a-t-il poursuivi.

«On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'étaient des terroristes», a expliqué cet homme, très agité, avant d'être menotté et emmené par les policiers. Devant l'église, où sont rassemblés des journalistes et des badauds, Emma, 25 ans est là depuis 6h: «J'allais à l'hôpital Delafontaine (...) Il n'y avait pas de bus et j'entendais le bruit des hélicos. J'ai compris qu'il y avait quelque chose qui se passait».


Le logeur des terroristes interpellé: "On m'a demandé de rendre service, je n'étais pas au courant"

«Faut se barrer là»

Au lever du jour, un hélicoptère tourne au-dessus du centre et les radios de la police crachotent. À seulement une cinquantaine de mètres des militaires, les journalistes enchaînent leur direct dans plusieurs langues. Un peu plus loin, des dizaines de camionnettes de police et de pompiers stationnent dans tous les sens sur un carrefour.

Didier, un riverain de 34 ans, n'est «pas rassuré, avec les patrouilles, les gars avec l'arme à la main qui passent parmi nous... On dirait qu'ils cherchent quelqu'un». «On est en sécurité là ? Franchement on est en sécurité ?», interroge Naïm, 33 ans, qui habite à deux rues, et suit les événements depuis le trottoir depuis 6h. «Y a les mecs de la BRI (policiers d'élite) qui circulent cagoulés avec le gun à la main», dit-il. «Non faut se barrer là», répond un autre riverain.

(L'essentiel/afp)