Grèce

07 février 2012 16:05; Act: 07.02.2012 16:38 Print

Un compte bloqué? «Ce n'est pas aberrant»Un compte bloqué? «Ce n'est pas aberrant»

Jean-Claude Juncker s’est dit favorable à l'idée franco-allemande de créer un compte bloqué destiné au remboursement des intérêts de la dette grecque.

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Jean-Claude Juncker adhère à l'idée franco-allemande. (AFP)

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«Ce n'est pas une idée aberrante», a dit Jean-Claude Juncker sur les ondes de la radio RBB Inforadio. M. Juncker a toutefois estimé qu'il fallait encore régler les «détails techniques» de cette proposition émise lundi, à Paris, à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand. «Nous proposons que les intérêts de la dette grecque soient déposés sur un compte bloqué, qui garantirait ainsi que les dettes de nos amis grecs seront réglées», a expliqué le président français Nicolas Sarkozy. «Favorable» à cette idée, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé que cela permettrait d'être «sûr que cet argent sera durablement disponible».

De son côté, le président de la Commission européenne a réaffirmé son soutien à la Grèce. «Nous voulons que la Grèce reste dans l'euro», a déclaré M. Barroso lors d'une conférence de presse, au côté du Français Jacques Delors qui fut aussi président de la Commission européenne de 1985 à 1994. Il a souligné que «les coûts d'une sortie de la Grèce de l'euro seraient plus élevés que les coûts pour continuer à soutenir la Grèce». «Nous sommes à un moment décisif pour l'avenir de la Grèce et de l'Europe», a-t-il ajouté, en appelant «les partis politiques grecs à s'engager sur les objectifs communs».

«Pas mort d'homme si quelqu'un quitte la zone euro»

M. Barroso s'est dit optimiste sur les chances de parvenir à un accord rapide permettant de réduire d'une part la dette grecque détenue par les banques et fonds d'investissements et, d'autre part, d'accorder de nouveaux prêts européens et du FMI à Athènes pour éviter un défaut de paiement au pays. «Nous sommes à un moment très proche d'un accord final à Athènes», a-t-il dit, et «nous faisons tout pour arriver à une solution».

Ses propos font figure de mise au point après ceux de la commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, la Néerlandaise Neelie Kroes, dans une interview publiée mardi par le quotidien néerlandais De Volkskrant. Il n'y aura «absolument pas mort d'homme si quelqu'un quitte la zone euro», y affirme-t-elle. «On répète toujours que si on laisse un pays partir ou qu'on lui demande de partir, l'ensemble de la structure s'effondre. Mais cela n'est pas vrai», selon Mme Kroes qui souligne toutefois ne pas être «partisane» d'une telle solution. Selon elle, les autorités grecques ne font pas preuve d'assez de bonne volonté dans la mise en œuvre des réformes nécessaires.

(L'essentiel Online/AFP)