Débat sur le Brexit

14 novembre 2017 07:17; Act: 14.11.2017 07:24 Print

Theresa May lancée dans une lutte parlementaire

La reprise des débats sur la législation britannique, dans le cadre du Brexit, constitue un défi de taille pour la cheffe du gouvernement, contestée de toutes parts.

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Theresa May doit faire face à de nombreux défis. (photo: AFP/Daniel Leal-olivas)

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La Première ministre britannique Theresa May entame mardi une bataille parlementaire majeure, avec la reprise des débats sur le projet de loi destiné à mettre fin à la suprématie du droit européen au Royaume-uni dans le cadre du Brexit. Ce texte crucial qui doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu'il aura effectivement coupé le cordon avec l'Union européenne, fin mars 2019, avait été approuvé par un premier vote au Parlement britannique en septembre.

Mais son examen détaillé a pris du retard, que l'exécutif a justifié par la nécessité de prendre le temps d'étudier les nombreux amendements déposés. Cent quatre-vingt-huit pages d'amendements au projet de loi ont été déposées, qui seront débattues au cours des prochaines semaines. Le gouvernement risque une potentielle défaite sur certains amendements-clés, si des rebelles du Parti conservateur font alliance avec des députés du Labour, principal parti d'opposition. La Première ministre ne dispose en effet que d'une courte majorité au Parlement, grâce à son alliance avec le DUP nord-irlandais.

Premier accrochage prévu dès mardi

Cette épreuve de force intervient au moment où la Première ministre, affaiblie par les élections législatives de juin, peine à affirmer son autorité au sein même de son gouvernement. Deux ministres ont dû démissionner ces dernières semaines. Et le gouvernement se déchire ouvertement, entre «Brexiters» prêts à une rupture nette avec Bruxelles et partisans d'une approche plus accommodante. Deux poids-lourds chez les «Brexiters» de son équipe, les ministres des Affaires étrangères Boris Johnson et de l'Environnement Michael Gove, ont exigé la préparation sérieuse et détaillée de l'hypothèse d'une sortie de l'UE sans accord avec celle-ci, d'après le journal Mail on Sunday.

La Première ministre subit également de plus en plus de pression de Bruxelles. Le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a donné deux semaines aux Britanniques pour clarifier leurs engagements sur les termes du divorce. Dans la bataille parlementaire qui s'annonce, le premier accrochage devrait avoir lieu mardi, lorsque le Parti travailliste cherchera à faire voter un amendement qui prolongerait l'appartenance du Royaume-Uni au marché unique et à l'union douanière et la compétence de la Cour européenne de justice, lors de la période de transition. Mais le gouvernement a insisté sur le fait que le Royaume-Uni serait totalement hors de l'UE dès sa sortie, prévue le 29 mars 2019.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • 20-100 le 14.11.2017 12:33 Report dénoncer ce commentaire

    Je n'ai aucun sentiment particulier pour cette femme, en positif ni négatif, on ne la connait qu'à-travers les commentaires journalistiques, souvent peu élogieux, mais reconnaissons que rien ne lui a été épargné pour lui mettre des bâtons dans les roues. Sans doute l'intention est d'amener le Brexit dans le mur. C'est mal connaitre les anglais, ils ne se laisseront pas voler le Brexit qu'ils ont voté.

Les derniers commentaires

  • 20-100 le 14.11.2017 12:33 Report dénoncer ce commentaire

    Je n'ai aucun sentiment particulier pour cette femme, en positif ni négatif, on ne la connait qu'à-travers les commentaires journalistiques, souvent peu élogieux, mais reconnaissons que rien ne lui a été épargné pour lui mettre des bâtons dans les roues. Sans doute l'intention est d'amener le Brexit dans le mur. C'est mal connaitre les anglais, ils ne se laisseront pas voler le Brexit qu'ils ont voté.