Crise en Catalogne

03 novembre 2017 20:11; Act: 06.11.2017 11:33 Print

Puigdemont prêt à se présenter aux régionales

L'ancien président de la région catalogne pourrait se présenter aux élections convoyée par Madrid, alors qu'il a contribué à la déclaration d'indépendance de sa région.

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Le président catalan destitué par Madrid Carles Puigdemont a assuré vendredi à la télévision belge RTBF qu'il n'allait pas fuir la justice, et a indiqué selon la chaîne sa volonté de se présenter aux élections du 21 décembre. «Je vais aller à la justice, mais à la vraie justice. J'ai dit à mes avocats d'exprimer à la justice belge que je suis complètement disposé à collaborer», a expliqué, en français, le président déchu de l'exécutif catalan dans un entretien exclusif. À l'opposé, la justice espagnole est «bien évidemment politisée», a-t-il souligné.

Un journaliste de la RTBF a également rapporté le souhait de M. Puigdemont de se présenter aux élections du 21 décembre, indiquant que l'indépendantiste était prêt à mener campagne de l'étranger. La justice espagnole devait demander vendredi à la Belgique de lui livrer M. Puigdemont, sous le coup de poursuites après la déclaration d'indépendance de la Catalogne.

Le parquet a en effet demandé à une juge madrilène d'émettre un mandat d'arrêt européen, qui serait alors adressé à la Belgique, où se trouve le dirigeant catalan depuis lundi. Selon Carles Puigdemont, les garanties n'existent pas «d'avoir une sentence juste, indépendante, qui puisse échapper à cette énorme pression, à cette énorme influence de la politique sur le pouvoir judiciaire en Espagne».

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Mimile le 04.11.2017 08:20 Report dénoncer ce commentaire

    Si la justice espagnole veut le voir, ce n'est pas pour se venger, mais parce qu'il a commis plusieurs actes illégaux graves, et que les faits sont accablants contre lui. Puigdemont essaye de se faire passer pour une victime, mis c'est bien lui qui depuis des années a cherché la confrontation, sans réelle possibilité de compromis, puisqu'il ne veut parler avec Madrid que d'indépendance et rien d'autre, ce que Madrid ne peut légalement pas accepter.

  • Luxy le 03.11.2017 23:16 Report dénoncer ce commentaire

    La Belgique "étudie le dossier" y'a rien à étudier... Si il a fuit c'est qu'il sait qu'il a commis qqch non? Faut arrêter de jouer

  • El petito Raporter le 03.11.2017 20:26 Report dénoncer ce commentaire

    Un putschiste qui a raté son coup. Mais de quel droit un homme peut monter la tête de ses congénères et de décider que sa région deviendra indépendante? C'est comme si un canton au Luxembourg revendiquait le droit d'être autonome. Un esprit anti européen qui est maintenant heureux de fuir et de trouver la justice dans une Europe qu'il voulait fragmenter...

Les derniers commentaires

  • rik777 le 04.11.2017 14:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si j étais recherché sur mandat d arrêt européen, je serais arrêté et emprisonné bien avant d être jugé.......la justice a double levier.. ayez confiance!

  • Mimile le 04.11.2017 08:20 Report dénoncer ce commentaire

    Si la justice espagnole veut le voir, ce n'est pas pour se venger, mais parce qu'il a commis plusieurs actes illégaux graves, et que les faits sont accablants contre lui. Puigdemont essaye de se faire passer pour une victime, mis c'est bien lui qui depuis des années a cherché la confrontation, sans réelle possibilité de compromis, puisqu'il ne veut parler avec Madrid que d'indépendance et rien d'autre, ce que Madrid ne peut légalement pas accepter.

    • La Mouche le 04.11.2017 10:09 Report dénoncer ce commentaire

      A nouveau, vous voulez faire passer le loup pour l'agneau. Puigdemont a essayé de parler avec Rajoy de 2010 à 2015 des droits autonomiques supprimés et trouver une solution. Ce dernier a systématiquement refusé tout discussion arguant que sa décision était irrévocable et normale en dépit de l'article 2 de la Constitution qui interdit la suppression de droits autonomiques. Ce n'est que depuis 2015 et l'élection majoritaire des indépendantistes au Parlement qu'il ne veut plus parler avec Rajoy, que d'indépendance sauf si ce dernier lui rendait les droits supprimés,que d'autres régions ont encore

    • Mimile le 04.11.2017 10:37 Report dénoncer ce commentaire

      A nouveau vous déformer la réalité. La suppression de certains droits a été décidée par la cour constitutionnelle, pas par le gouvernement de Rajoy, qui a jugé que ces droits étaient contraires à la constitution espagnole, que certains termes tels que "nation catalane" étaient flous, et qu'ils remettaient en cause le principe de solidarité entre régions espagnoles. Rajoy, en tant que premier ministre, est le chef du pouvoir exécutif, et est de ce point de vue garant de l'exécution des lois, de la constitution et de l'intégralité du territoire espagnol.

    • La Mouche le 04.11.2017 11:05 Report dénoncer ce commentaire

      Rajoy n'était pas encore premier ministre mais président du Parti Populaire, majoritaire à l'assemblée. C'est lui qui a soumis cette demande à la cour constitutionnelle,. Cette même cour qui a accepté 4 ans plus tôt les mêmes termes, (sauf que plusieurs sages ont été remplacé par des plus conservateurs). ok sur la "nation catalane", mais sur l'autonomie budgétaire et fiscale qu'en est-il? Est-ce anti-constitutionnel alors que d'autres régions l'ont gardé? La catalogne aurait quand même payé des impôts à l'Espagne, mais se serait gérée toute seule et donc mieux (preuves chiffres de 2006 à 2010)

  • La Mouche le 04.11.2017 01:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @mimile : encore une fois c'est faux. Il n'y a pas de listes électorales en Espagne comme c'est le cas en France, juste une liste de résidents de nationalité espagnole. Sinon parlons de la démocratie de Rajoy : violation de l'article 2 de la constitution sur l'intégrité d'une autonomie, charges policières contre des votants pacifiques, refus de discussions depuis 7ans, emprisonnements de membres élus avant d'avoir un procès juste et équitable... c'est mieux en effet...

    • Mimile le 04.11.2017 09:51 Report dénoncer ce commentaire

      Il ne s'agit pas d'un emprisonnement, mais d'une garde à vue préventive, afin d'éviter qu'ils ne cherchent à fuir ou détruire des preuves, en attendant le procès. Vu la fuite de Puigdemont et la gravité des faits qui leur sont reprochés, la garde à vue me semble tout à fait appropriée. Quant à la suspension de l'autonomie, elle est prévue par l'art 155 de la constitution, afin de permettre de vrais élections. Et vous n'avez toujours pas expliqué pourquoi il y avait plus de bulletins dans l'urne que de votants sur les listes dans 71 circonscriptions électorales lors du referendum.

    • La Mouche le 04.11.2017 10:29 Report dénoncer ce commentaire

      Une garde a vue, il y a des locaux pour ça dans des commissariats. Dans une prison (où ils ont été placés), on appelle ca une détention. L'argument de la suppression de preuves est risible, toutes les caméras de télévision ont filmer les "crimes" en question. Ils auraient très bien pu les laisser en liberté surveillée en attente du procès, mais ont préféré la détention préventive pour un motif fallacieux. Et vous confondez la suppression de certains droits autonomiques en 2010 (interdite par l'art 2 de la constitution), avec la suspension de l'autonomie par l'art 155 le mois dernier.

    • La Mouche le 04.11.2017 10:40 Report dénoncer ce commentaire

      et concernant les bulletins (désolé, on est limité en terme de caractères), je vous invite à aller sur le site de la Vanguardia qui avait suivi la journée électorale, et dans aucun district, il n'y avait plus de bulletins que d'inscrits. Exemple dans mon district, 128000 inscrits, 43000 votes. On ne vous entend pas par contre sur les circonstances du vote. Quant aux gens qui ont dit avoir voté plusieurs fois, la plupart ont été vus dans des manifestations pro-unionistes quelques jours après (ca aussi vous pouvez le trouver sur internet)

  • kkyukyu le 03.11.2017 23:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je peut aller le voter ? :)

  • Luxy le 03.11.2017 23:16 Report dénoncer ce commentaire

    La Belgique "étudie le dossier" y'a rien à étudier... Si il a fuit c'est qu'il sait qu'il a commis qqch non? Faut arrêter de jouer