Centrale de Cattenom

25 novembre 2014 10:31; Act: 25.11.2014 11:05 Print

Greenpeace voit une menace terroriste

CATTENOM – Selon l'organisation écologiste, les informations récupérées par les drones au-dessus des centrales nucléaires pourraient servir à préparer des attaques.

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Greenpeace appelle à la fermeture temporaire des centrales de Cattenom et Fessenheim jusqu'à la résolution des survols de drones. (photo: Editpress)

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op Däitsch
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Greenpeace a appelé à un arrêt temporaire des centrales nucléaires de Cattenom et Fessenheim en raison de menaces terroristes. En cause, la trentaine de vols non résolus de drones au-dessus des installations nucléaires françaises. «Les centrales obsolètes doivent être éteintes jusqu'à ce que les survols de drones aient été résolus», indique l’organisation écologiste ce mardi. Le cœur du réacteur de Cattenom est situé à environ dix kilomètres du Luxembourg et à 20 km de la Sarre.

«Les installations ne sont absolument pas protégées contre les attaques», critique Heinz Smital, expert nucléaire de Greenpeace. Une étude récente a prouvé les failles de la sécurité en France, en Allemagne et dans d'autres pays européens. Le Luxembourg, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat appellent depuis des années à une fermeture anticipée des centrales nucléaires situées près de la frontière allemande et du Luxembourg. Les quelque 700 incidents répertoriés à Cattenom ont alimenté les craintes d'un accident nucléaire dans la région frontalière. Malgré cela, l'opérateur français compte encore exploiter pendant plusieurs décennies la centrale, qui date des années 1980.

Le ministre de l'Environnement de la Sarre, Reinhold Jost, veut voir dans la nouvelle politique énergétique française une chance de sortie progressive du nucléaire à Cattenom. Le gouvernement français compte en effet à terme réduire de 25% la part du nucléaire dans la production d’électricité.

(L'essentiel)