Exercice transfrontalier

27 juin 2012 17:28; Act: 27.06.2012 18:08 Print

La centrale de Cattenom en état d'alerte maximal

GRANDE RÉGION - La Lorraine, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, la Wallonie et le Luxembourg ont testé ce mercredi les mesures d'urgence qu'ils auraient à prendre en cas d'accident à Cattenom.

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Un autre exercice se déroulera les 5 et 6 décembre. Il sera piloté par le Luxembourg. (photo: AFP)

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Cet exercice transfrontalier, qui se poursuivra jeudi, doit servir à évaluer sinon améliorer l'échange d'informations entre les cellules de crise des quatre pays lors d'une situation d'«urgence nucléaire», a expliqué à Metz le «directeur de crise» français, François Marzorati. Scénario retenu pour cet exercice qui s'est joué simultanément à Metz, Sarrebruck, Trèves, Bruxelles et Luxembourg: une fuite dans le circuit de refroidissement de l'un des quatre réacteurs de la centrale, aggravée par une défaillance de tous les systèmes de refroidissement de secours.

Conséquences possibles: une fusion du cœur du réacteur et la dissémination dans l'atmosphère de rejets radioactifs par une installation située à la frontière de la France avec le Luxembourg et l'Allemagne. Cette confrontation des différents plans d'intervention nationaux a été décidée à la suite de la catastrophe de Fukushima (Japon) par la «Grande Région».

Le Luxembourg veut la fermeture de la centrale

Organisé sous la direction de la Sarre, ce premier exercice aura deux prolongements, a encore indiqué M. Marzorati. Le premier se déroulera les 5 et 6 décembre, sera piloté par le Luxembourg et aura pour thème «l'évacuation des populations lors d'un accident nucléaire». Le second sera dirigé par la France au printemps 2013 et sera axé sur «la gestion de l'après-crise». Avec ses quatre réacteurs de 1 300 megawatts chacun mis en service entre 1986 et 1992, Cattenom est la septième centrale au monde en puissance installée et la deuxième en France pour sa production d'électricité.

En mars, le Luxembourg, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat ont demandé la fermeture de la centrale française, où les incidents se sont multipliés depuis le début de l'année. En février notamment, l'Autorité de sûreté nucléaire française avait contraint l'exploitant, Électricité de France, à revoir la sûreté du système de refroidissement du combustible nucléaire dans deux réacteurs de la centrale.

(L'essentiel Online/AFP)