Crash en Ukraine

18 juillet 2014 16:42; Act: 18.07.2014 19:48 Print

Le pilote aurait décidé de changer de trajectoire

Selon des experts, l'itinéraire suivi par le Boeing 777, au-dessus de l'Ukraine, n'était pas le même que celui pris par la plupart des vols reliant Amsterdam à Kuala Lumpur.

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Le pilote du vol MH17 aurait déclaré qu'il «ne sentait pas l'itinéraire» qu'il devait suivre alors qu'il survolait l'Ukraine. Il aurait alors modifié la trajectoire de l'appareil et se serait retrouvé en territoire hostile. Une information révélée au «Daily Mail» par le Dr Igor Sutyagin, chercheur en études russes au Royal United Services Institute. L'expert cite une source qu'il a tenu à garder anonyme.

Selon la théorie du spécialiste, l'avion a été abattu par des rebelles qui ont confondu le Boeing avec un avion de transport militaire ukrainien. «Le pilote du MH17 a eu un mauvais pressentiment et a voulu changer de direction pour sortir de la zone de danger. Mais quelques kilomètres plus au nord se trouvait un IL76 Candid, qui a le même écho qu'un Boeing 777 sur un radar», explique l'expert.

Un itinéraire utilisé par beaucoup d'appareils selon Malaysia Airlines.

L'hypothèse d'un changement de trajectoire est appuyée par Vagelis Karmiros, un utilisateur de Twitter qui a analysé des informations émanant de Flightaware, le plus connu des sites Internet permettant de suivre des vols. La carte publiée par l'internaute montre en effet que le vol MH17 de jeudi a suivi une autre trajectoire que les dix vols MH17 précédents.

Robert Mark, pilote d'avion de ligne et éditeur du magazine «Aviation International News Safety», confirme pour sa part que la plupart des vols de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur prennent habituellement des trajectoires plus au sud que celle pour laquelle a opté le Boeing abattu.

La compagnie aérienne insiste sur le fait que l'avion voyageait selon un itinéraire approuvé, utilisé par beaucoup d'appareils. «Avec ce qui se passe aux frontières ukrainiennes et russes depuis plusieurs mois, je n'aurais jamais accepté cette trajectoire», affirme cependant Robert Mark, dans le Telegraph.

(L'essentiel/joc)