Témoignages après le crash

11 mars 2015 15:36; Act: 11.03.2015 16:42 Print

Candeloro: «J’ai entendu un gros splash»

Philippe Candeloro et Alain Bernard, encore sous le choc, sont revenus pour la première fois sur le crash qui a provoqué la mort de dix personnes, mardi, en Argentine.

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«On était en train d’attendre et l’hélico était en train de partir», raconte Philippe Candeloro au micro de RMC. «On a fait une séquence d’images et ensuite on a vu les bleus partir, tourner un peu au-dessus de nous. Après je me suis mis dans le camion, j’ai attendu et là j’ai entendu un gros "splash", pas un "boum" mais un "splash". Tout de suite, ça m’a fait lever en sursaut et quand on est sortis du camion on a vu la fumée, avec les cameramen qui étaient avec nous, là on a tous été en sanglots, paniqués et on s’est tous dirigés très rapidement vers l’endroit où étaient tombés les hélicos (…) C’est l’horreur parce qu’on ne peut pas intervenir. On est là, on voit tout le monde qui part en flambeaux».

Même son de cloche pour Alain Bernard qui a entendu «le bruit des hélicoptères qui percutent quelque chose. On voit de la fumée qui s’échappe et là on se dit qu’il y a un hélicoptère qui est tombé».

«Une cicatrice ouverte»

Mais les deux hommes qui appartenaient à l’équipe rouge sont formels: «La sécurité état le maître-mot de cette aventure», confie Alain Bernard. «On ne peut pas remettre la faute sur qui que ce soit. Ce départ d’hélico a été retardé de six heures justement parce que les pilotes disaient que les conditions n’étaient pas assez bonnes pour partir», affirme le patineur.

Coincés en Argentine pour les besoins de l’enquête, les deux sportifs sont pressés de rentrer en France. «On a envie de rentrer, de passer à autre chose et de continuer à avancer (…) On se rend compte dans ces moments-là qu’on compte énormément pour beaucoup de monde», confie le nageur français. «Ce qui est sûr, c’est que ça met un coup de frein à la vie, dans la réflexion, la joie, tout ce qui peut être positif. Cette image, cette expérience sera forcément une cicatrice ouverte, qui va le rester longtemps», conclut Philippe Candeloro.

(MC/L'essentiel)