Élections présidentielles USA

13 août 2012 11:00; Act: 13.08.2012 11:01 Print

Mitt Romney s'éloigne de son colisitier

Le candidat républicain a cherché à prendre ses distances dimanche avec le projet budgétaire de son colistier Paul Ryan pour se protéger des critiques des démocrates.

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Paul Ryan,élu du Wisconsin à la Chambre des représentants, est la colistier de Mitt Romney. (photo: AFP)

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Choisi samedi par M. Romney comme son potentiel vice-président, l'élu du Wisconsin à la Chambre des représentants est l'auteur d'un plan d’assainissement des finances qui plaide pour de profondes coupes budgétaires afin de remédier à ce que son parti appelle des niveaux insoutenables de dette et de dépense publiques américaines.

S'exprimant sur la chaîne CBS, M. Romney a refusé de reprendre ouvertement à son compte ce programme d'austérité. «J'ai mon idée de budget», a-t-il déclaré lors de leur premier entretien donné conjointement à la télévision. «Et c'est sur ce budget que nous ferons campagne.»

«Nous allons vous donner un plus grand choix»

Les propositions de M. Ryan incluent une révision de Medicare, le système d'assurance de santé pour les seniors, sujet politique sensible, et la mise en place d'un système de bons permettant aux futurs retraités de choisir entre une couverture privée et le programme habituel. Mitt Romney a insisté sur le fait que ce projet n'entamerait pas ses chances dans des États-clés comprenant de nombreux électeurs âgés, comme la Floride, la Pennsylvanie et l'Ohio. «Je ne connais dans l'histoire qu'un seul président ayant volé Medicare, 716 milliards de dollars à payer pour son nouveau programme, risqué, que nous appelons Obamacare», a dit Mitt Romney.

«Ce dont Paul Ryan et moi avons parlé, c'est de sauver Medicare, c'est d'apporter aux gens plus de choix dans Medicare, en faisant en sorte qu'il fonctionne pour les retraités actuels», a-t-il ajouté. «Ce faisant, pas de changement pour les actuels retraités, ou ceux proches de l'être. Mais nous regardons les jeunes et leur disons: '».» Le choix de placer M. Ryan sur le «ticket» républicain a été vu par beaucoup comme une décision courageuse mais risquée qui va recentrer la campagne présidentielle américaine sur les problèmes de dette et de déficit, au moment d'une reprise lente de l'économie américaine.

(L'essentiel Online/ats)