Parole de Nobel de la paix

18 juillet 2014 18:19; Act: 18.07.2014 18:32 Print

Tutu compare la crise à Gaza à l'apartheid

La dernière flambée de violence au Proche-Orient est le fruit d'un manque de leadership au niveau mondial, a estimé vendredi le prix Nobel de la paix sud-africain.

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Desmond Tutu (à drite) et Frederik de Klerk (à gauche) veulent faire entendre leurs voix contre la crise au Proche-Orient. (photo: AFP)

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Desmond Tutu a comparé cette crise avec l'ancien régime ségrégationniste de l'apartheid. «Ce n'est pas une crise musulmane ou juive. C'est une crise des droits de l'homme avec des racines qui remontent à un système d'apartheid de propriété et de contrôle des terres», a lancé Mgr Tutu, qui s'exprimait lors de la présentation du prochain sommet des prix Nobel de la paix, en octobre au Cap.

«Oui, nous condamnons ceux qui attisent les flammes, qui lancent des missiles contre Israël. Mais les missiles ne justifient pas une réponse excessive d'Israël», a-t-il ajouté. Plus de 270 Palestiniens avaient péri à la mi-journée vendredi, et près de 2000 ont été blessés, depuis le début le 8 juillet de l'offensive déclenchée par des raids aériens israéliens avant de s'étendre à un assaut terrestre lancé jeudi soir avec l'objectif de faire cesser les tirs de roquettes sur Israël. Côté israélien, un soldat et un civil ont été tués.

De Klerk et Tutu unis pour la paix

L'ancien archevêque anglican a déjà comparé par le passé le traitement réservé aux Palestiniens par les Israéliens au système raciste sud-africain de l'apartheid. «Je suis un vieil homme et j'appelle mes collègues lauréats (du prix Nobel) et artisans de la paix à combler le vide de leadership, à faire entendre votre voix à tous les coins du globe, à argumenter ou exercer des pressions sur vos gouvernement et institutions pour convaincre, pour persuader», a déclaré le prélat.

Présent à ses côtés, l'ancien président sud-africain Frederik de Klerk a estimé que «pour les Israéliens et les Palestiniens, la leçon à tirer de l'Afrique du Sud est qu'il n'y a pas de différend qui ne puisse être résolu par la négociation s'il y a une volonté des deux côtés pour négocier de bonne foi».

(L'essentiel / AFP)