«Panama Papers»

08 mars 2017 15:43; Act: 08.03.2017 17:08 Print

Pierre Gramegna dans le viseur du CSV

LUXEMBOURG – Les «Panama Papers» refont parler d'eux. Le ministre luxembourgeois des Finances a-t-il déconseillé aux avocats de parler à la commission d'enquête?

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Gilles Roth (à g.) parle de dilettantisme à propos du ministre des Finances.

op Däitsch
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Un fonctionnaire du ministère des Finances a déconseillé par e-mail à un avocat de témoigner devant la commission d'enquête blanchiment d'argent, évasion fiscale et fraude fiscale (Pana) du Parlement européen. Le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna (DP), a confirmé cette information mercredi à la Chambre. Le ministre a expliqué aux députés avoir appris cette intervention a posteriori. Lui-même n'avait déconseillé à personne de témoigner. Auparavant, la radio 100,7, avait cependant relevé des incohérences dans les propos de Pierre Gramegna.

«Ce genre de dilettantisme ne joue pas en faveur de la crédibilité du gouvernement face à la commission d'enquête», critique le député CSV, Gilles Roth. Des membres de la commission Pana étaient venus au Luxembourg, la semaine dernière, rencontrer deux ministres luxembourgeois, plusieurs députés et différents acteurs financiers, dans le but de discuter des «Panama Papers».

«Le nombre d'accords fiscaux a encore augmenté depuis les révélations»

Les parlementaires européens avaient essuyé de nombreux refus de témoigner auparavant, notamment de la part de trois avocats dont les noms apparaissaient dans les «Panama Papers». Les juristes avaient décliné en raison de la relation de confiance avec leurs clients. «Il aurait été possible de leur poser des questions d'ordre général», dit Gilles Roth.

Dans le cadre des révélations de Panama, des documents de quelque 214 000 sociétés écrans, situées dans ce pays d'Amérique centrale, ont été rendus publics en avril 2016. Environ 15 000 de ces firmes étaient gérées du Luxembourg. Les ministres et députés luxembourgeois ont insisté sur le fait que le Grand-Duché avait signé de nouvelles lois pour plus de transparence fiscale et contre le blanchiment d'argent. Le Luxembourg se situerait désormais dans le cadre légal international.

Fabio de Masi (déi Lénk) et Sven Giegold (Déi Gréng), membres de la commission Pana, ne sont pas de cet avis. «Après l'affaire LuxLeaks, le nouveau gouvernement avait promis de faire un grand nettoyage. Mais le nombre d'accords fiscaux a encore augmenté depuis les révélations», a déclaré Fabio De Masi au Spiegel. De son côté, Sven Giegold regrette dans un communiqué qu'un «bon traitement parlementaire des "Panama Papers" n'ait toujours pas eu lieu au Luxembourg».

(Jörg Tschürtz/L'essentiel)

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