Mort d'un photojournaliste
22 février 2012 17:12; Act: 23.02.2012 10:38 Print
Drapeau en berne à Thionville
THIONVILLE - La mairie de Thionville, où est né Rémi Ochlik, le photographe français de 28 ans tué mercredi à Homs en Syrie, va mettre pendant plusieurs jours les drapeaux de l'hôtel de ville en berne.
«Rémi Ochlik était né le 16 octobre 1983, à Thionville, puis avait fait sa scolarité dans un établissement de la ville, Saint-Pierre Chanel. Nous avons décidé de mettre les drapeaux de l'hôtel de ville en berne, à partir de jeudi et jusque lundi matin», a indiqué une porte-parole de la mairie, qui n'a pas pu indiquer si les obsèques du jeune homme auraient lieu dans cette commune. Le photographe avait passé sa jeunesse à Florange, commune voisine de Thionville.
Rémi Ochlik a grandi à Florange et Thionville. (AFP)
«Depuis très jeune, il s'était passionné de photo, notamment avec son père. Il avait toujours voulu faire ce métier», a indiqué une tante de Rémi Ochlik. «Après ses études, il était allé à Paris pour faire ce métier et fonder son agence», a-t-elle ajouté.
Rémi Ochlik avait commencé à l'agence Wostok à Paris, après des études de photo à l'école Icart. En 2005, il avait cofondé l'agence IP3 Press, dont l'objectif est de couvrir l'information à Paris et les conflits dans le monde. Il avait couvert de nombreux conflits comme la guerre dans la République démocratique du Congo en 2008, ou en 2011 les révolutions en Tunisie, en Égypte, et la guerre de Libye, des photos publiées dans le monde entier et pour lesquelles il avait reçu de nombreux prix, comme au World press 2012 où il avait été récompensé pour ses reportages en Libye.
(L'essentiel Online/AFP)



















