Selon un sondage

05 janvier 2014 16:07; Act: 06.01.2014 11:54 Print

62% des Espagnols veulent que le roi abdique

À peine un Espagnol sur deux soutient désormais la monarchie, selon un sondage publié dimanche par le journal de centre droit «El Mundo», le jour du 76e anniversaire du souverain.

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Depuis trois ans, la popularité de Juan Carlos ne cesse de chuter. (photo: AFP)

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Le soutien des Espagnols à la monarchie est tombé à 49,9%, soit une chute de cinq points au cours des 12 derniers mois, selon ce sondage. 62% des personnes interrogées souhaitent que le roi abdique, soit une augmentation de 17 points, mais une large majorité soutient en revanche le prince héritier Felipe. 66% des personnes interrogées ont en effet une opinion «bonne ou très bonne» du prince, âgé de 45 ans, tandis que 57% pensent qu'il serait à même de redorer l'image de la monarchie.

Depuis trois ans, la popularité de Juan Carlos n'a cessé de chuter, en grande partie sous l'effet d'une enquête pour corruption visant son gendre, Iñaki Urdangarin, l'époux de sa fille cadette Cristina. Au printemps 2012, le roi avait adressé aux Espagnols des excuses publiques alors qu'il venait d'être hospitalisé après une chute lors d'une partie de chasse à l'éléphant au Botswana, un coûteux voyage qui avait choqué le pays plongé dans la crise.

Baisse de popularité et problèmes de santé

Le roi, né le 5 janvier 1938, a également souffert depuis 2010 de multiples ennuis de santé qui ont contribué à soulever des interrogations dans le pays sur l'avenir de son règne. Juan Carlos bénéficiait auparavant d'une large popularité auprès des Espagnols, reconnu comme le souverain qui a œuvré pour la transition démocratique, après la fin de la dictature franquiste.

Désigné comme son successeur par Francisco Franco, il était monté sur le trône le 22 novembre 1975, deux jours après la mort du dictateur. Dans les jours qui viennent, le scandale judiciaire qui entoure la Famille royale pourrait rebondir: le juge des Baléares qui enquête sur l'affaire Urdangarin va en effet décider s'il met ou non en examen l'infante Cristina pour fraude fiscale. Ce sondage de l'institut Sigma Dos a été réalisé entre le 28 et le 31 décembre auprès d'un échantillon de mille personnes.

(L'essentiel Online/AFP)