Après le girafon Marius

25 mars 2014 15:39; Act: 25.03.2014 17:32 Print

Quatre lions exécutés au zoo de Copenhague

Le parc animalier, où la mort du girafon Marius avait fait couler beaucoup d'encre en février, devrait refaire parler de lui après avoir mis fin aux jours de quatre félins, dont deux lionceaux.

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Parmi les félins tués, deux lionceaux qui n'auraient pas survécu à l'arrivée d'un nouveau mâle, selon le zoo. (photo: AFP)

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«En raison du comportement naturel des lions, le zoo a dû euthanasier les deux lions âgés et les deux lionceaux qui n'étaient pas assez vieux pour se débrouiller seuls», a déclaré mardi, le zoo de Copenhague, dans un communiqué. Un nouveau mâle doit prochainement être introduit dans le zoo. Les jeunes lions âgés de 10 mois «auraient été tués par le nouveau mâle dès qu'il en aurait eu la possibilité». Ils ont été tués lundi, car le zoo n'a pas réussi à les placer ailleurs, a expliqué un porte-parole à l'AFP. À la différence du girafon Marius, il n'y a pas eu cette fois-ci de dissection en public car «tous nos animaux ne sont pas découpés» devant les visiteurs, a-t-il ajouté.

Le zoo est reconnu mondialement pour son travail avec les lions et je suis fier que l'un d'entre eux soit à l'origine d'une nouvelle lignée», a souligné le directeur Steffen Sträde. Le mois dernier, le responsable du zoo Bengt Holst avait reçu des menaces de mort suite à la décision de tuer le girafon Marius, âgé alors de 18 mois. Celui-ci avait été exécuté avec un pistolet d'abattage, disséqué, puis découpé en morceaux et jeté en pâture aux lions sous le regard des enfants présents dans la salle. L'affaire avait choqué des milliers de défenseurs des animaux dans le monde entier, une pétition avait même circulé pour sauver le jeune girafon.

Le zoo a indiqué sur son site Internet n'avoir eu d'autre choix que d'empêcher Marius d'atteindre l'âge adulte, car, en vertu des règles de l'Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), la consanguinité entre girafes doit être évitée. Au Danemark, une écrasante majorité d'internautes ont considéré que ce tollé international n'était autre que le signe de l'hypocrisie et du politiquement correct. Un spécialiste de l'éthique concernant le traitement des animaux était allé jusqu'à dénoncer la «disneyfication» des animaux des zoos.

(L'essentiel/AFP)