Commission européenne

19 décembre 2013 20:46; Act: 15.04.2014 16:22 Print

Juncker et les autres: la bataille est ouverte

Le centre droit européen s'est lancé jeudi dans la course à la présidence de la Commission européenne, avec déjà plusieurs prétendants dont l'ancien Premier ministre luxembourgeois.

storybild

Il y a plusieurs prétendants à la présidence de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker, Viviane Reding et Michel Barnier sont cités. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

La chancelière allemande, Angela Merkel, a donné son aval au lancement du processus lors d'une réunion du Parti populaire européen (PPE) organisée avant l'ouverture du sommet des dirigeants de l'UE, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources. Mme Merkel s'était jusqu'à présent dite plus que réservée sur ce processus. L'élection se déroulera lors de la convention du PPE organisée les 6 et 7 mars à Dublin, a déclaré le président du PPE, le Français Joseph Daul. Plusieurs Premiers ministres ou anciens chefs de gouvernement sont déjà sur les rangs: l'Irlandais Enda Kenny, le Finlandais Jyrki Katainen, le Polonais Donald Tusk et, depuis peu, Jean-Claude Juncker.

Après avoir longtemps démenti être intéressé, le Premier ministre du Luxembourg pendant 18 ans, vient de confier au quotidien français Le Monde: «Je suis prêt si on me le demande». «Juncker joue sur plusieurs tableaux. Il se met sur les rangs pour la Commission européenne, mais il est également cité pour la succession du Belge Herman van Rompuy, à la présidence du Conseil» européen, a expliqué à l'AFP, une source européenne. Sa désignation à la présidence de la Commission européenne poserait des problèmes à certains chefs de gouvernement, notamment à Mme Merkel», a confié cette même source. «Jean-Claude Juncker fait nécessairement partie de l'équation, mais pas à la Commission européenne», a confirmé une autre source.

La décision reviendra in fine à Angela Merkel»

Le commissaire européen français, Michel Barnier, se dit également prêt à se porter candidat si on le lui demande au PPE. La commissaire luxembourgeoise, Viviane Reding, était également en lice, mais la candidature de M. Juncker réduit ses chances. Les deux prochains mois vont être mis à profit par les postulants pour rallier les suffrages au sein de leur famille politique. «Mais la décision reviendra in fine à Angela Merkel», a confié une source au sein du PPE.

Le candidat sélectionné sera en lice contre ceux des autres groupes politiques du Parlement européen, au premier rang desquels l'allemand Martin Schulz pour les socialistes, qui est actuellement la deuxième force au sein du Parlement européen derrière le PPE. Seront aussi candidats, mais sans aucune chance, le vainqueur du duel opposant au sein de la famille libérale le commissaire finlandais Olli Rehn et l'ancien Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, le candidat de la Gauche radicale, le Grec Alexis Tsipras, et un représentant des Verts.

Merkel soutiendra-t-elle Juncker?

M. Schulz, président sortant du Parlement européen, a salué jeudi la décision du PPE de désigner un candidat. «Si Jean-Claude Juncker envisage une candidature, ce sera une candidature de renom», a-t-il commenté lors d'une conférence de presse. Il a reconnu que le choix fait par Mme Merkel serait décisif. Selon lui, la chancelière ne serait pas opposée à sa nomination, «mais je ne sais pas ce qu'elle fera en définitive», a-t-il insisté. Angela Merkel dirige un gouvernement de grande coalition avec le parti social-démocrate, auquel appartient M. Schulz. Or, les votes des eurodéputés allemands des deux grandes familles, qui constitueront un bloc important au sein du futur Parlement européen, seront décisifs.

Le prochain président de la Commission européenne devra obtenir les votes de la majorité des députés élus lors des européennes en mai, ce qui va imposer des alliances et donc des contreparties politiques. La présidence de la Commission européenne est l'un des quatre postes à pourvoir l'an prochain avec la présidence du Conseil européen et du Parlement, ainsi que celui de représentant de la diplomatie européenne. L'équation n'est pas simple. Un délicat équilibre doit être trouvé entre les États membres et les deux grandes familles politiques de droite et de gauche, car aucune n'est majoritaire. En outre, même si rien ne l'impose, au moins un des postes devrait revenir à une femme.

(L'essentiel Online/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

Les commentaires les plus populaires

  • Sheikh K. le 20.12.2013 09:11 Report dénoncer ce commentaire

    Juncker se présente pour éviter que Reding n'obtienne ce poste. Vu sous cet angle on ne peut qu'être d'accord!

  • Watcha le 19.12.2013 22:20 Report dénoncer ce commentaire

    Tous ces politiciens, après s'être gavés sur le dos d'un Etat, ils briguent l'Europe pour les avantages juteux, les salaires exonérés, les bonus scandaleux, les repas gargantuesques et j'en passe. Vivement la révolution européenne.

  • marie ange le 20.12.2013 11:55 Report dénoncer ce commentaire

    par pitié pas Reding !

Les derniers commentaires

  • marie ange le 20.12.2013 11:55 Report dénoncer ce commentaire

    par pitié pas Reding !

  • Aris le 20.12.2013 10:12 Report dénoncer ce commentaire

    Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination (Hubert Aquin)

  • Barry le 20.12.2013 09:17 Report dénoncer ce commentaire

    Lady Gaga possède la double nationalité US et anglaise. On vient de la proposer pour remplacer Barroso.

  • Sheikh K. le 20.12.2013 09:11 Report dénoncer ce commentaire

    Juncker se présente pour éviter que Reding n'obtienne ce poste. Vu sous cet angle on ne peut qu'être d'accord!

  • Richard S. le 20.12.2013 08:03 Report dénoncer ce commentaire

    C'est aller un peu vite en besogne.Alors avant le scrutin,on se partage déjà les postes nonobstant le choix des électeurs, qui risque,à mon regret,cette fois ci être fort surprenant,pour ces partis"traditionnels"européens,au vu des intentions de vote et de l'abstention massive, qu'on nous annonce,dans la plus-part des pays.