À cause de la crise

03 décembre 2012 12:39; Act: 03.12.2012 13:21 Print

Un Européen sur quatre menacé de pauvreté

Près de 120 millions de personnes étaient menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2011, a indiqué lundi l'agence de statistiques Eurostat. Au Luxembourg, 17% de la population est concernée.

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8,8% des Européens ont des soucis pour se chauffer et manger correctement. (AFP)

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119,6 millions de personnes, soit 24,2% de la population des 27 pays de l'UE, étaient confrontées à ce risque l'an dernier, contre 23,4% en 2010, témoignant de l'impact de la crise économique. Les plus fortes proportions de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale se situent en Bulgarie (49%), en Roumanie et en Lettonie (40%) ainsi qu'en Grèce (31% contre 27,7% en 2010).

Les plus faibles se retrouvent en République tchèque (15%), en Suède et aux Pays-Bas (16%) ainsi qu'en Autriche et au Luxembourg (17%). Au Grand-Duché, le taux est en léger repli (17,1% en 2010 contre 16,8% en 2011). Le taux s’élève à 19,9% en Allemagne et 19,3% en France, un chiffre stable par rapport à l'année précédente, selon Eurostat.

Privation matérielle sévère pour 1,2% de la population luxembourgeoise

Ces personnes sont confrontées à au moins l'une des trois formes d'exclusion suivantes: au Luxembourg, 13,6% sont exposés au risque de pauvreté après la prise en compte des transferts sociaux (contre 16,9% de la population européenne); la privation matérielle grave (fait de ne pas être en mesure de régler ses factures, de se chauffer correctement, de consommer des protéines...) concerne 1,2% de la population grand-ducale (contre 8,8%); la très faible intensité de travail (fait de vivre dans un ménage dans lequel les adultes ont utilisé moins de 20% de leur potentiel total de travail au cours de l'année précédente) touche 5,8% des résidents luxembourgeois (contre 10%).

Ces statistiques annuelles sont publiées alors que les pays européens divergent sur le maintien de l'enveloppe consacrée à l'aide alimentaire européenne dans le budget 2014-2020 de l'UE. Ce programme est contesté par plusieurs pays européens, parmi lesquels l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni, pour qui l'aide alimentaire aux plus démunis est une question qui devrait rester du ressort des États.

(MC/L'essentiel Online/AFP)