Procès à Londres

24 novembre 2016 16:00; Act: 24.11.2016 16:47 Print

Un Britannique reconnaît avoir aidé Mohamed Abrini

Un des deux hommes inculpés pour avoir aidé financièrement le Belgo-Marocain soupçonné d'avoir été impliqué dans les attentats de Paris et Bruxelles, a plaidé coupable jeudi.

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Mohamed Abrini accompagnait les deux kamikazes qui se sont fait exploser à l'aéroport de Bruxelles, lors des attaques du 22 mars (32 morts). (photo: AFP)

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Mohammed Ali Ahmed et Zakaria Boufassil ont, eux, été inculpés le 29 avril dernier, au Royaume-Uni, pour avoir remis 3 000 livres à Abrini, «l'homme au chapeau» accompagnant les deux kamikazes qui se sont fait exploser à l'aéroport de Bruxelles, lors des attaques du 22 mars (32 morts). Arrêté le 9 avril et inculpé, Abrini est également soupçonné d'être le logisticien des attaques de Paris et de Saint-Denis qui ont fait 130 morts, le 13 novembre 2015.

Selon les relevés téléphoniques, les trois hommes se trouvaient au même moment dans un parc à Birmingham, au centre de l'Angleterre, le 11 juillet 2015. Ahmed a plaidé coupable le 8 novembre dernier, une information qu'il était interdit de rapporter jusqu'à l'ouverture du procès.

Celui-ci ne concerne dès lors plus que Boufassil, lequel nie les charges. «Il apparaît clairement qu'il (Boufassil) collaborait avec Ahmed lorsque l'argent a été remis à Abrini. Nous estimons qu'il est donc tout aussi coupable», a déclaré jeudi le procureur Max Hill aux jurés. «Il n'y a aucun doute que cet argent a été remis avec l'intention de financer des actes terroristes», a-t-il ajouté.

Dans une forêt

Selon le procureur, Abrini, lorsqu'il a été interrogé par les enquêteurs belges, a expressément désigné Ahmed comme celui qui l'a guidé vers le point de rendez-vous et Boufassil comme celui qui lui a remis l'argent. Abrini a également dit aux enquêteurs belges que, lors d'un séjour en Syrie, un homme nommé «Abaaoud» (la justice britannique interdit de donner davantage de détails sur l'identité de celui-ci) lui a demandé de collecter de l'argent au Royaume-Uni et lui a donné plusieurs numéros de téléphone.

Abrini s'est rendu à Birmingham au lendemain de son arrivée à Londres. Sur place, il s'est rendu deux fois dans le parc, sans y trouver personne. La troisième fois, Ahmed et Boufassil, qui voulaient d'abord s'assurer qu'il n'était pas un «imposteur», l'attendaient pour le conduire dans une forêt et lui remettre l'argent, a détaillé le procureur.

(L'essentiel/AFP)