Élections législatives en Italie

04 mars 2018 23:09; Act: 05.03.2018 07:20 Print

La coalition de droite et d'extrême droite en tête

La coalition de droite-extrême droite arrive en tête des législatives de dimanche en Italie, mais sans certitude sur une majorité parlementaire stable.

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Giorgia Meloni, leader de Fratelli d'Italia (FdI, extrême droite), Silvio Berlusconi leader de Forza Italia et Matteo Salvini, le patron de la Ligue (extrême droite) mènent la coalition de droite et d'extrême-droite. (photo: AFP/Andreas Solaro)

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La coalition de droite et d'extrême droite arrive en tête des législatives dimanche en Italie, mais sans certitude sur une majorité parlementaire stable, à l'issue d'une campagne marquée par les thèmes de l'immigration et de l'insécurité. Selon les premières estimations données par deux télévisions italiennes, la coalition de droite et d'extrême droite, emmenée par le milliardaire de 81 ans et ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, a obtenu entre 30 et 41% des voix. Les populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) confirment de leur côté leur montée en puissance, devenant le premier parti en Italie avec un score compris entre 28 et 32%.

Ces chiffres sont toutefois à prendre avec précaution, compte tenu d'une marge d'erreur de quelque 4%, et de la complexité du mode de scrutin pour l'élection de la Chambre des députés et du Sénat. La nouvelle loi électorale mélange les systèmes proportionnel et majoritaire, et ces estimations ne permettent donc pas de donner une idée précise de la composition des deux chambres. Selon les experts, le seuil pour obtenir la majorité des sièges est de 40 à 45%. Il est donc encore trop tôt pour savoir si ce résultat aboutira inévitablement à l'absence de majorité pour la coalition emmenée par Silvio Berlusconi.

Tous les scénarios sont possibles

Le magnat des médias, qui s'était présenté en Europe comme le seul rempart contre les populistes, n'est pas certain d'avoir remporté son pari. Son allié d'extrême droite, la Ligue de Matteo Salvini, fait pratiquement jeu égal avec son propre parti, Forza Italia. La Ligue, passée du régionalisme lombard à un souverainisme inspiré du Front national français, obtiendrait entre 12 et 16%, contre 13% et 16% à Forza Italia. Inéligible depuis une condamnation pour fraude fiscale, M. Berlusconi, a choisi Antonio Tajani, président du Parlement européen, pour diriger le gouvernement en cas de victoire. Le Mouvement 5 Etoiles, fondé par le comique Beppe Grillo en 2009, avait déjà créé la surprise en raflant 25% des voix aux dernières législatives de 2013, et s'assure une position centrale dans le futur parlement si son score est confirmé. En revanche, le Parti démocrate (PD, centre-gauche) de Matteo Renzi a confirmé dans les urnes le mauvais résultat anticipé par les sondages avec un score compris entre 21 et 23,5%, toujours selon ces estimations encore très provisoires.

L'incertitude entourant ce résultat ouvre la voie à tous les scénarios possibles: majorité de droite, ou grande coalition entre Forza Italia et centre-gauche, bien que celle-ci semble s'éloigner, selon les commentateurs italiens, voire alliance des populistes et anti-système de la Ligue et du M5S. Les partis populistes, Ligue et M5S notamment, seraient en effet théoriquement en mesure d'avoir la majorité au Parlement, bien que leurs dirigeants aient constamment écarté cette hypothèse pendant la campagne. Quelque 46 millions d'Italiens étaient appelés à voter pour élire 630 députés et 315 sénateurs. Les bureaux de vote ont fermé à 23h et les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant tard dans la nuit.

(L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Parfaitement logique le 05.03.2018 01:17 Report dénoncer ce commentaire

    Si l'extrême-droite ne cesse de grimper en Europe, c'est surtout à cause d'une Europe très mal gérée et d'une Europe qui a trahi son peuple.

  • pierpoljack le 05.03.2018 11:23 Report dénoncer ce commentaire

    Maintenant que les anti système sont au pouvoir, on va les voir à l'oeuvre! Fini le temps de dire maintenant il faut faire!

  • Nono le 05.03.2018 07:00 Report dénoncer ce commentaire

    Après la Grèce,la Hongrie, république tchèque,Pologne Autriche,et Italie maintenant ,L'Europe sera gouverné par un groupe de populistes un jour et pas pendant 6 mois.

Les derniers commentaires

  • pierpoljack le 05.03.2018 11:23 Report dénoncer ce commentaire

    Maintenant que les anti système sont au pouvoir, on va les voir à l'oeuvre! Fini le temps de dire maintenant il faut faire!

  • Gambia le 05.03.2018 07:34 Report dénoncer ce commentaire

    L'extrême droite à 35%! Donc 65% sont contre! Il suffit que les autres partis s'unissent contre cette droite! S'ils ne savent pas comment faire qu'ils viennent au GDL, il leur montrera comment faire

  • Nono le 05.03.2018 07:00 Report dénoncer ce commentaire

    Après la Grèce,la Hongrie, république tchèque,Pologne Autriche,et Italie maintenant ,L'Europe sera gouverné par un groupe de populistes un jour et pas pendant 6 mois.

    • Hein le 05.03.2018 08:00 Report dénoncer ce commentaire

      La Grèce?

    • Bobo énervant le 05.03.2018 08:01 Report dénoncer ce commentaire

      Si chaque pays joue sa partition tout seul, il n a aucune chance de s en sortir donc on se dirige tout droit vers l affrontement . C est la victoire de l irrationnel

  • La Mouche le 05.03.2018 02:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quand je vois des pays qui mettent l'extrême droite au pouvoir, je me dis que la leçon n'a pas suffi visiblement...

  • Parfaitement logique le 05.03.2018 01:17 Report dénoncer ce commentaire

    Si l'extrême-droite ne cesse de grimper en Europe, c'est surtout à cause d'une Europe très mal gérée et d'une Europe qui a trahi son peuple.