En Suisse

04 octobre 2017 08:54; Act: 04.10.2017 11:22 Print

Nouvelle accusation de viol contre Polanski

Une actrice allemande affirme que le cinéaste l'a agressée sexuellement à Gstaad (Suisse), en 1972. Elle a été interrogée par la police.

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Roman Polanski est à nouveau inquiété par la justice. (photo: Getty)

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La police suisse a annoncé mardi enquêter sur des accusations d'agression sexuelle lancées contre Roman Polanski. Renate Langer, qui dit avoir été violée à Gstaad par M. Polanski en 1972 quand elle avait quinze ans, a été interrogée le 26 septembre par la police suisse, a déclaré le chef de la communication de la police du canton de Saint-Gall, Krusni Hanspeter, qui confirme ainsi l'existence d'une enquête dont les détails ont été publiés mardi par le New York Times. Selon la presse, Renate Langer, aujourd'hui âgée de 61 ans, est une ancienne actrice née à Munich.

Quatrième accusation

Il s'agit de la quatrième femme à sortir de l'ombre pour accuser d'agression sexuelle Roman Polanski, aujourd'hui âgé de 84 ans. En 1977, le cinéaste avait reconnu avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, alors âgée de 13 ans, dans la maison de Jack Nicholson, à Los Angeles, pendant que l'acteur était en voyage.

En échange de cette admission, un juge avait accepté de ne pas retenir d'autres chefs d'inculpation plus graves. Mais convaincu que ce dernier allait revenir sur sa promesse et l'envoyer en prison pour peut-être des décennies, le cinéaste avait fui en France. En 2010, l'actrice britannique Charlotte Lewis avait déclaré que le réalisateur l'avait forcée à avoir une relation sexuelle lorsqu'elle avait 16 ans. Une troisième femme, identifiée comme «Robin», avait accusé en août le réalisateur d'agression sexuelle lorsqu'elle avait tout juste 16 ans, en 1973.

Prescription?

Renate Langer aurait rencontré Roman Polanski quand elle était mannequin à Munich. Attirée par la possibilité d'un casting, elle aurait rendu visite au metteur en scène de «Rosemary's baby» et «Chinatown», dans sa maison de Gstaad, où il l'aurait violée. Elle a affirmé être sortie de son silence à la suite des déclarations de «Robin» en août, et parce que ses parents n'étaient plus en vie. La police suisse ne sait pas encore si des charges criminelles seront retenues contre le cinéaste, mais l'ancienneté des faits rend cette hypothèse moins probable.

Le réalisateur oscarisé pour «Le pianiste», marié avec l'actrice française Emmanuelle Seigner, avec qui il a eu deux enfants, a toujours refusé de retourner aux États-Unis sans avoir l'assurance qu'il ne serait plus emprisonné.

(L'essentiel/afp)