Au Royaume-Uni

29 octobre 2017 13:29; Act: 29.10.2017 13:42 Print

Un ministre cité dans un scandale sexuel

Mark Garnier, en charge du commerce extérieur, accusé d'avoir eu un comportement inapproprié envers sa secrétaire, lui faisant notamment acheter des sex-toys.

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Mike Garnier s'est retrouvé dans une situation embarrassante. (photo: Twitter)

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Le gouvernement britannique a annoncé dimanche une enquête sur les agissements du ministre du Commerce international, qui a reconnu avoir demandé à sa secrétaire d'acheter des sex toys, au moment où plusieurs hommes politiques sont accusés d'avoir eu des attitudes inappropriées envers leurs collaboratrices. Ce ministre et député conservateur, Mark Garnier, a reconnu dimanche dans le journal The Mail on Sunday avoir affublé sa secrétaire d'un surnom à caractère sexuel et lui avoir donné de l'argent pour acheter deux sex toys, tout en affirmant que «cela ne constituait absolument pas du harcèlement sexuel».

Une enquête va être menée pour déterminer si le code de conduite ministériel a été violé, a annoncé le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, sur BBC 1. Il a ajouté que la Première ministre Theresa May allait écrire au Speaker (président) du Parlement John Bercow, à propos d'accusations de harcèlement et d'agressions sexuels visant plusieurs parlementaires. Selon la presse britannique, au moins quatre députés sont visés par ces accusations qui ont été qualifiées de «profondément préoccupantes» par une porte-parole de la Première ministre. Downing street avait prévenu que des «mesures sérieuses» seraient prises contre des ministres ayant agi de manière inappropriée.

Par ailleurs, l'ancien ministre conservateur Stephen Crabb a reconnu dimanche avoir envoyé des messages «explicites» à une jeune femme de 19 ans qu'il avait reçue pour un entretien d'embauche en 2013. Stephen Crabb avait dû démissionner l'an dernier après un incident du même type. Samedi, le chef des travaillistes Jeremy Corbyn avait affirmé qu'une «culture dégradante existe et prospère dans les coulisses du pouvoir, dont Westminster», «une culture qui a toléré les violences faites aux femmes depuis bien trop longtemps».

(L'essentiel/AFP)