Italie

23 mai 2018 14:40; Act: 23.05.2018 15:08 Print

Le président Mattarella convoque Conte

Selon la presse italienne, le président a des doutes sur l'autorité de Giuseppe Conte face aux poids lourds de la Ligue et du M5S.

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Le président italien Sergio Mattarella. (photo: Archive/photo d'illustration)

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Le président italien Sergio Mattarella a convoqué mercredi, à 17h30, Giuseppe Conte, un juriste proposé par les antisystème pour diriger leur gouvernement d'union. Il redoute son manque de poids politique et sa crédibilité ternie par un CV enjolivé.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) ont accentué la pression ces dernières heures. Ils se sont dit prêts à retourner aux urnes. Selon les médias italiens, les hésitations du président viennent aussi de la personne pressentie par les deux alliés pour le portefeuille de l'Économie: Paolo Savona, un ancien ministre (1993-1994) de 81 ans considérant l'euro comme une «cage allemande» pour l'Italie.

Sergio Mattarella réclame des garanties sur le respect des engagements européens et internationaux. Et il veut nommer un véritable chef de gouvernement, capable de mener et d'assumer la politique de l'exécutif comme le veut la Constitution.

Crédibilité ternie

Selon la presse italienne, le président a des doutes sur l'autorité de M. Conte face aux poids lourds de la Ligue et du M5S qui devraient devenir ses ministres. Ce juriste discret de 54 ans n'a pas d'expérience politique. Or, la crédibilité de M. Conte était ternie mercredi matin par quelques lignes sur plusieurs CV. Il y évoque des travaux de «perfectionnement juridique» auprès des universités de Yale, La Sorbonne, Cambridge, New York (NYU) ou encore l'International Kultur Institut de Vienne.

Mais la NYU a déclaré à l'AFP n'avoir pas trace de lui, à part une autorisation d'accès à sa bibliothèque. La Duquesne University de Pittsburg, également citée dans le CV, a en revanche confirmé qu'il était passé dans le cadre d'un échange avec son université romaine. Les autres universités interrogées par l'AFP n'ont pas donné de réponse au nom de la confidentialité. Il n'en a toutefois pas fallu plus pour que les commentaires caustiques fusent dans la presse comme sur les réseaux sociaux.

Les médias «se déchaînent»

«Les médias étrangers et italiens se déchaînent sur des prétendus diplômes que Conte n'a jamais dit avoir!», a réagi le M5S dans un communiqué. «C'est l'énième confirmation qu'ils ont vraiment tellement peur de ce gouvernement de changement».

Matteo Salvini, le patron de la Ligue, n'a pas caché son impatience dans une vidéo mardi soir sur Facebook: «Soit on y va et on change les choses, ou alors autant retourner aux urnes et cette fois-ci nous vous demanderons la majorité absolue pour pouvoir agir seuls», a-t-il martelé. Son parti est en pleine ascension dans les sondages.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • loulou le 23.05.2018 19:29 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a l'argent qui manque. Beaucoup de pays ont vécu au-dessus de leurs moyens avant la formation de l'UE et sont maintenant surendettés et au bord de la banqueroute. Ce n'est pas en leur imposant maintenant un carcan et une discipline de fer pour qu'ils soient conformes aux standards de Bruxelles qu'on va les sauver. Les gens se rebellent. Il fallait y penser avant de les inclure en toute hate dans l'UE. La réalité fait surface et remplace les rêves et les illusions. La montée des populistes n'est pas un hasard.

  • torolkozo le 23.05.2018 16:56 Report dénoncer ce commentaire

    Bien sûr si l'extrême droite et les populistes de gauche préfèrent avoir un premier ministre faible sur qui ils vont se déchaîner en l'accusant de tout alors qu'ils sont bien aux commandes, alors le président peut avoir des doutes ...

  • Pauvre Italie le 23.05.2018 17:20 Report dénoncer ce commentaire

    Ben de toute façon ça ne sera que pour une douzaine de mois puis ca sera la prochaine élection.....

Les derniers commentaires

  • loulou le 23.05.2018 19:29 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a l'argent qui manque. Beaucoup de pays ont vécu au-dessus de leurs moyens avant la formation de l'UE et sont maintenant surendettés et au bord de la banqueroute. Ce n'est pas en leur imposant maintenant un carcan et une discipline de fer pour qu'ils soient conformes aux standards de Bruxelles qu'on va les sauver. Les gens se rebellent. Il fallait y penser avant de les inclure en toute hate dans l'UE. La réalité fait surface et remplace les rêves et les illusions. La montée des populistes n'est pas un hasard.

  • matrix le 23.05.2018 17:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si cela continu comme ça , on va faire un retour dans le passé : 1939 ça vous rappel quelque chose ? :-(

    • @matrix le 23.05.2018 18:57 Report dénoncer ce commentaire

      1939: naissance de Claude François

    • Benny le 24.05.2018 08:45 Report dénoncer ce commentaire

      1939, oui!!! Fin de la guerre civile en Espagne! Mais si vous parlez de Mussolini il était dictateur depuis 1924 déjà!

  • Pauvre Italie le 23.05.2018 17:20 Report dénoncer ce commentaire

    Ben de toute façon ça ne sera que pour une douzaine de mois puis ca sera la prochaine élection.....

  • torolkozo le 23.05.2018 16:56 Report dénoncer ce commentaire

    Bien sûr si l'extrême droite et les populistes de gauche préfèrent avoir un premier ministre faible sur qui ils vont se déchaîner en l'accusant de tout alors qu'ils sont bien aux commandes, alors le président peut avoir des doutes ...

    • Hein le 24.05.2018 08:46 Report dénoncer ce commentaire

      populistes de gauche???