Attentat de Bologne

02 août 2020 15:49; Act: 03.08.2020 17:54 Print

40 ans après, l'Italie attend la vérité

Le mystère règne autour des commanditaires de l’explosion qui a coûté la vie à 85 personnes, le 2 août 1980 à Bologne. Les Italiens réclament justice.

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Le 2 août 1980, une bombe explosait dans la salle d'attente de la gare de Bologne. (photo: AFP)

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L'Italie a marqué dimanche le 40e anniversaire de l'attentat de Bologne (nord-est), qui avait fait 85 morts, en réclamant «vérité et justice» sur cet événement dont les commanditaires restent inconnus, selon de nombreux Italiens.

Le 2 août 1980, une bombe explosait dans la salle d'attente de la gare de Bologne, faisant 85 morts et plus de 200 blessés, soit l'attentat le plus sanglant des années de plomb en Italie.

«Nous avons besoin de vérité»

«Nous avons besoin de vérité. Sans vérité le pays n'a pas d'avenir. Chercher la vérité signifie chercher la justice», a déclaré sur place Elisabetta Casellati, présidente du Sénat. «Nous sommes aux côtés des familles, de ceux qui croient en l’État, des magistrats œuvrant à détruire le voile qui nous sépare de la vérité», a écrit sur Twitter le chef du gouvernement Giuseppe Conte.

Deux personnes appartenant au groupe d'extrême droite italien NAR (Noyaux armés révolutionnaires) ont été condamnées à la réclusion à perpétuité pour cet attentat, et une troisième, mineure à l'époque des faits, à 30 ans de réclusion. Plusieurs autres, dont des membres des services de renseignement militaire italien, ont été condamnés en revanche à des peines plus légères, de sept à 10 ans de prison, pour entrave à la justice.

Vrais commanditaires inconnus

Les familles des victimes et de nombreux Italiens pensent que les trois terroristes d'extrême droite condamnés pour ce carnage ne sont que des exécutants et que les vrais commanditaires restent inconnus et impunis.

Selon Paolo Bolognesi, président de l'association des victimes de l'attentat de Bologne, les derniers résultats de l'enquête «confirment que ce vil attentat fut une bombe "noire", pensée par les responsables de la P2, exécutée par la main-d’œuvre fasciste des NAR et protégée par les hommes de la P2 appartenant aux services secrets».

La liste des membres de la P2 comprenait 962 noms appartenant à la politique, à la magistrature, aux milieux financiers ou militaires.

(L'essentiel/afp)

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