Sport en Europe

29 novembre 2021 09:58; Act: 29.11.2021 10:27 Print

75% des enfants martyrisés par leurs entraîneurs

Les trois quarts des enfants ayant pratiqué un sport ont été victimes d'abus psychologiques ou physiques, selon une étude européenne portant sur plus de 10 000 personnes.

storybild

Près des deux tiers des personnes interrogées ont déclaré avoir subi des violences psychologiques, tandis que 44% ont été victimes de violences physiques.

Sur ce sujet
Une faute?

La forme la plus courante d'abus est psychologique, allant du manque d'appréciation de la part des entraîneurs à l'humiliation pure et simple, selon cette étude financée par l'Union européenne. Près des deux tiers des personnes interrogées ont déclaré avoir subi des violences psychologiques, tandis que 44% ont été victimes de violences physiques.

Pour l'auteur principal du rapport, le professeur de sociologie du sport, Mike Hartill, de l'université Edge Hill (nord-ouest de l'Angleterre), les résultats montrent que les différents dirigeants sportifs européens ont fait «trop peu» pour protéger les enfants et doivent concrètement faire «bien plus que produire une politique» affichée. «Nos conclusions sont évidemment très préoccupantes. Nous avons vu un certain nombre de cas très médiatisés d'abus d'enfants dans le sport, ces derniers temps, mais cette étude nous aide à comprendre plus clairement l'ampleur du problème», a déclaré Mike Hartill.

80% des petits Belges

L'étude, menée en collaboration avec l'université de Wuppertal en Allemagne, a interrogé des personnes âgées de 18 à 30 ans qui avaient pratiqué un sport alors qu'elles étaient mineures. L'incidence la plus élevée d'abus a été observée chez les enfants qui avaient participé à des compétitions internationales et l'étude a montré que les abus avaient lieu au sein de la structure des clubs et des organisations sportives.

Au total, 10 302 personnes ont été interrogées en Autriche, en Belgique, en Allemagne, en Roumanie, en Espagne et en Grande-Bretagne, avec l'aide de l'institut de sondage Ipsos MORI. Elles ont été invitées à remplir un questionnaire en ligne. C'est en Belgique que la prévalence des abus est la plus élevée (80%) et en Autriche qu'elle est comparativement la plus faible (70%). Dans tous les pays, à l'exception de l'Autriche, les garçons étaient nettement plus susceptibles de subir des violences.

Les auteurs ont également déclaré que le rapport montrait que de nombreux organismes sportifs n'avaient pas réussi à étendre leurs politiques de protection au-delà des garanties contre la violence sexuelle. Selon Mike Hartill, «malheureusement, ces résultats indiquent un secteur qui a fait trop peu pour s'attaquer aux problèmes profondément enracinés dans le sport». «Le problème est finalement ancré dans la nature des relations entre adultes et enfants dans le sport», assure-t-il.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Tonton Beber le 29.11.2021 14:06 Report dénoncer ce commentaire

    Donc, maintenant on ne peut même plus engueuler un bon coup en cas de connerie ? C'est pourtant comme cela qu'on apprend.

  • Hasta la vista le 29.11.2021 10:30 Report dénoncer ce commentaire

    Enfants martyrisés par les entraîneurs, femmes battues, femmes violées ... Hier il y avait 6 (six) articles sur les violences faites aux femmes en première page de l'Essentiel. Je pense que ça ne tourne pas rond dans la tête de beaucoup de personnes. Je pense que le mode de vie actuel y est pour beaucoup (obligation de réussite sociale, enfants donnés dans une crèche, travail à 2, envie de possession matérielle pour combler le vide de la vie, le "paraitre", le stress, le burn-out...). Les gens déraillent et ne savent plus gérer le quotidien sereinement.

  • allez, bande de nuls !!! ¦( le 29.11.2021 11:09 Report dénoncer ce commentaire

    Le sport, c'est de la compétition. Sinon, ça s'appelle de l'activité physique. Maintenant, c'est aux parents à savoir ce qu'ils veulent pour leurs enfants. Moi j'ai choisi l'activité physique, car je n'aime pas cet esprit tourné exclusivement vers la performance.

Les derniers commentaires

  • Bzzzz ! le 29.11.2021 17:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ça me rappelle l'entraîneur allemand qui donnait des grandes giffles à sa judoka lors des jeux olympiques cet été ! Lamentable !

  • lapetitevoix le 29.11.2021 15:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui c’est vrai aujourd’hui c’est plus ludique et pédagogique l enseignement . Quand ton entraîneur dit un enfant de s écarter car il n arrive pas et ralenti les autres c’est fort. Quand l entraîneur dit il faut que tu arrives à contrôler ton souffle et rien la tête de l enfant sous l eau c’est très très traumatisant .

  • artemis le 29.11.2021 14:19 Report dénoncer ce commentaire

    Le pays manque cruellement de volontaires et souvent se sont des personnes qui n'ont rien d'autre, qui sont eux-mêmes moyens et qui ont besoin de prouver quelque chose. L'enfant devient un outil pour nourrir l'égo de l'entraineur et du club. Et le sport devient une crèche pour les parents. En bref les victimes oui se sont les enfants qui apprennent une chose. Ils ne sont pas tous égo et le doué est beaucoup plus important que celui qui est moyen ou faible. Par contre le moyen et le faible ont beaucoup plus de potentiel que les entraineurs ne pensent. Ils passent à côté de quelque chose.

    • Misus FatiguedelaViolence le 29.11.2021 15:57 Report dénoncer ce commentaire

      et en plus bien souvent les "volontaires" n'ont aucune pédagogie et reproduisent le type d'entrainement qu'ils ont eu.....

  • je confirme le 29.11.2021 14:15 Report dénoncer ce commentaire

    oui je confirme, j'ai ma petite expérience dans ce genre de choses. Je regarde les entraineurs on dirait qu'ils ont à prouver quelque chose et leur seul moyen c'est de pousser des petits bouts. Un exemple parmi tant d'autre. Compétition de fin d'année pour des gymnastes. 27 élèves participent, la prof ne trouve rien de mieux que de faire un décompte depuis la 27ème place jusqu'au podium. La petite arrivée dernière était en pleur. ça m'a dégouté la petite les parents la grand-mère ont dû assister à ça. Terrain de foot l'entraineur qui traite les gamins de nullités et qu'il perd son temp

  • Tonton Beber le 29.11.2021 14:06 Report dénoncer ce commentaire

    Donc, maintenant on ne peut même plus engueuler un bon coup en cas de connerie ? C'est pourtant comme cela qu'on apprend.

    • @Tonton Beber le 29.11.2021 15:59 Report dénoncer ce commentaire

      Ben non Tonton, tout se perd, on fabrique une génération de morveux nés avec une cuillère en argent dans la bouche et qui pensent que le succès fulgurant de Bill Gates, Steve Jobs, ou Elon Musk est la normalité et que cela leur est dû. Une bonne tarte, ça remet les idées en place, et ça va de perd avec un coup de pompes dans le derrière. Mais comme y'aura toujours des imbéciles finis pour ne pas faire la différence entre la baffe éducative et la grosse mandale, on en arrive à ça ...

    • A. Pour le 29.11.2021 16:54 Report dénoncer ce commentaire

      Baffe éducative? la baffe est ici surtout la preuve que l'adulte (dans le cas du dressage d'un enfant, on ne parle plus d'éducation donc) n'a plus que la violence comme argument pour se faire entendre. Bref, un adulte faible.