Sortie de l'UE

16 janvier 2018 10:34; Act: 16.01.2018 11:54 Print

Brexit: Londres a encore le droit de changer d'avis

Les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne ont assuré mardi que l'UE était «toujours ouverte» à un changement d'avis du Royaume-Uni sur le Brexit.

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Et si la Grande-Bretagne restait dans l'UE? (photo: AFP)

op Däitsch
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«Si le gouvernement britannique s'en tient à sa décision de se retirer, le Brexit deviendra une réalité avec toutes ses conséquences négatives en mars de l'année prochaine, sauf s'il y a un changement d'avis de la part de nos amis britanniques», a déclaré M. Tusk lors d'une déclaration devant le Parlement européen réuni en session plénière. «Sur le continent européen, nos cœurs vous sont toujours ouverts», a-t-il ajouté, alors que l'idée d'un deuxième référendum a refait surface ces derniers jours.

Dans la foulée, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a fait écho à la déclaration de son collègue. M. Tusk «a dit que la porte restait ouverte, mais j'aimerais qu'on l'entende à Londres», a dit M. Juncker. Le Polonais, qui dirige l'instance qui regroupe les chefs d'État et de gouvernement de l'UE, n'a pas hésité à citer le ministre britannique en charge du Brexit. «N'est-ce pas David Davis lui-même qui a dit que si une démocratie ne peut pas changer d'opinion, elle cesse d'être une démocratie? Sur le continent nous n'avons pas changé d'avis», a-t-il souligné.

L'eurodéputé britannique Nigel Farage, fervent défenseur du Brexit, a évoqué la semaine passée l'idée d'un second référendum sur la sortie de l'UE. Dans son esprit, il s'agissait de faire taire définitivement les opposants au retrait. «Pour être clair, je ne veux pas d'un second référendum, mais je crains que le parlement n'en impose un au pays», a-t-il expliqué dans un article sur le site du Daily Telegraph. Les Libéraux-démocrates et d'autres forces pro-européennes au Royaume-Uni ont appelé à plusieurs reprises à un deuxième référendum, arguant que les électeurs britanniques n'avaient pas saisi toutes les implication lors de leur vote du 23 juin 2016.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Le Curieux le 16.01.2018 10:58 Report dénoncer ce commentaire

    Et dans le cas où ils voudront rester, qui va payer toutes ces réunions et travaux qui auront servi à rien ? Encore une fois les citoyens innocents qui vont devoir payer pour les conneries des autres ???

  • La Mouche le 16.01.2018 11:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si finalement pas de Brexit, ça aura toujours servi à quelque chose : mettre un coup de pression à tous les pays sur une volonté de "exit". Si les Anglais qui sont habitués à vouloir faire cavalier seul, font machine arrière, alors personne n'osera à nouveau tenter l'expérience...

  • Yann L le 16.01.2018 13:08 Report dénoncer ce commentaire

    Une vraie dictature des temps modernes cette UE. C'est impressionnant!

Les derniers commentaires

  • cris le 17.01.2018 13:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je le dis depuis le 24/06/2016: je ne vais croire au brexit que le jour où il aura définitivement eu lieu.

    • LiNh le 17.01.2018 22:23 Report dénoncer ce commentaire

      Bah il faudra patienter encore un moment...

  • Citoyen 57 le 17.01.2018 13:13 Report dénoncer ce commentaire

    En 2005 les français avaient voté non à la constitution européenne à 55%Le gouvernement de l'époque s'est assis dessus. En 1992 lors d'un vote pour l'Europe le oui l 'avait emporté 51 à 49. Personne ne dit que finalement les eurosceptiques sont bien plus nombreux que ce que disent les médias et les eurocrates de Bruxelles.

  • LECCLESIASTE le 17.01.2018 07:37 Report dénoncer ce commentaire

    Cela devient du grand n'importe quoi cette histoire. Et si on souhaite que les Britanniques changent d'opinion il faut alors demander a JC Junker d'arreter de parler ! La bas on le deteste. On est pas a Luxembourg. Et aussi il faut arreter d'essayer de persuader les banques de Londres a venir a Paris ou Frankfort ou ailleurs si tous les jours on fait croire un changement de Brexit ou a la possibilite d'inclure les services financiers dans le futur accord commercial. Pour conclure comme pour l'introduction: c'est du grand n'importe quoi ce Brexit

  • gandalf le 16.01.2018 20:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le jour où la les direccte d'Ile de France rempliront leurs formulaires U1 je croirai en la mobilité européenne. En attendant je vois des gens sans revenu depuis plusieurs mois, avec enfants à charge et arrêté d'expulsion...

  • Citoyen 57 le 16.01.2018 19:00 Report dénoncer ce commentaire

    Les votes sur l Europe! En 2005 le réferendum sur la Constitution Européenne voyait le non l emporter à 55% en France. Le gouvernement français s'est assis dessus et sur ce vote démocratique. En 2007 Sarkosy faisait ratifier le Traité de Lisbonne par voie parlementaire traité qui était le copié collé de la constitution de 2005. Les citoyens sont toujours otages d'une pseudo démocratie européenne,des" élites de Bruxelles".Tout ce qui va à l encontre et dans tous les domaines de ces décideurs est voué à l' échec.Les votes ,référendums ils n en ont rien à faire.Les Anglais ont choisi la cohérence