Politique en Belgique

07 juin 2017 15:44; Act: 07.06.2017 16:57 Print

Bruxelles: le bourgmestre sous le feu des critiques

Yvan Mayeur fait l'objet de vives critiques pour s'être fait généreusement rémunérer lorsqu'il était membre du comité de gestion du Samusocial, une association d'aide aux SDF.

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L'an dernier, Yvan Mayeur aurait perçu 18 900 euros en tant que membre du «bureau» du Samusocial. (photo: AFP)

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Le bourgmestre socialiste de Bruxelles, Yvan Mayeur, s'est abstenu de répondre aux questions lors d'un conseil municipal houleux mardi soir, laissant s'exprimer l'une de ses alliées, l'ex-présidente du Samusocial et actuelle présidente du Centre public d'action sociale (CPAS) de Bruxelles, Pascale Peraïta. Accentuant la pression, le parlement de la région de Bruxelles-Capitale a décidé, mercredi, de mettre sur pied en son sein une commission d'enquête sur cette affaire, a indiqué le bureau de son président.

Jeudi, le gouvernement régional bruxellois doit en outre examiner un rapport commandé en urgence sur le fonctionnement de l'association. À un an et demi des élections municipales, ses conclusions pourraient déstabiliser un peu plus le Parti socialiste (PS), empêtré depuis des mois dans une affaire en Wallonie, où des élus socialistes sont soupçonnés d'avoir bénéficié d'emplois fictifs.

Rémunérations qui posent question

Le scandale a vu le jour lorsque qu'un député régional d'opposition, l'écologiste Alain Maron, a révélé que l'association consacrait plus de 60 000 euros par an à la rémunération de ses administrateurs. Selon la télévision publique RTBF, Yvan Mayeur a perçu 16 800 euros bruts en 2015 et 18 900 euros l'an dernier en tant que membre du «bureau» du Samusocial, dont il a démissionné début 2017. Pascale Peraïta, qui a elle quitté en pleine tourmente la tête du Samusocial la semaine dernière, a quant à elle touché 17 080 euros bruts en 2015 et 18 900 euros en 2016, selon la RTBF.

Ces rémunérations posent d'autant plus question que les revenus de mandataires publics comme Mme Peraïta et M. Mayeur ne peuvent légalement pas dépasser 150% du salaire d'un membre du Parlement bruxellois. Devant le conseil municipal, Pascale Peraïta a avancé que les revenus tirés d'associations privées ne devaient pas être comptabilisés dans ce calcul. Elle n'a pas convaincu l'opposition, qui lui reproche également de s'être empêtrée dans ses explications. Elle avait d'abord avancé que les administrateurs étaient payés en fonction du nombre de réunions - dix par mois selon elle - avant de reconnaître qu'il s'agissait d'un «forfait».

(L'essentiel/AFP)

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