Catalogne

28 juillet 2018 12:16; Act: 28.07.2018 12:22 Print

Carles Puigdemont est de retour en Belgique

De retour à Bruxelles, l'ex-président catalan promet de continuer à «défendre la juste cause du peuple catalan».

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Arrêté en mars en Allemagne à la frontière, Carles Puigdemont va retourner en Belgique samedi après l'annulation des mandats d'arrêt européens par Madrid. (photo: AFP/Tobias Schwarz)

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L'ancien président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont, de retour samedi en Belgique, a promis de continuer «à défendre la juste cause du peuple catalan». «Ce n'est pas la fin du voyage. Je voyagerai jusqu'au dernier recoin de notre continent pour défendre la juste cause du peuple catalan», a déclaré M. Puigdemont en anglais, lors d'une conférence de presse à la représentation de la Catalogne, dans le quartier européen, à Bruxelles.

Avant sa conférence de presse, le leader indépendantiste a rencontré dans la matinée des membres du gouvernement catalan et d'anciens ministres en exil. Il doit se rendre samedi après-midi à Waterloo, dans la banlieue de Bruxelles, pour une cérémonie d'accueil à partir de 16h. Quatre mois après son arrestation en Allemagne alors qu'il rentrait en Belgique, venant en voiture de Finlande, le leader indépendantiste catalan, âgé de 55 ans, est de retour au cœur de l'Europe, renforcé par la décision de l'Espagne de retirer son mandat d'arrêt européen.

Le Catalan à l'épaisse chevelure brune compte désormais diriger la lutte indépendantiste depuis Waterloo, dans la banlieue bruxelloise, site de la défaite de Napoléon en 1815 contre une coalition européenne. M. Puigdemont y loge dans une villa cossue, baptisée «Maison de la République», qui sera la base à partir de laquelle il tentera de mettre sur pied un «Conseil de la République», organe officieux de la cause séparatiste en exil, visant à l'internationaliser.

L'objectif de M. Puigdemont, qui reconnaît qu'«aucun» État membre de l'Union européenne ne le soutient, est de «continuer (...) de développer des activités en lien avec ce que le peuple de Catalogne a approuvé le 1er octobre», en référence au référendum d'autodétermination de 2017 interdit par la justice et marqué par des violences policières.

(L'essentiel/nxp/afp)