En Grande-Bretagne

13 février 2018 15:47; Act: 13.02.2018 16:28 Print

Julian Assange «impose ses termes à la justice»

La justice britannique a rejeté, mardi, une nouvelle demande de levée du mandat d'arrêt du fondateur de WikiLeaks, réfugié à l'ambassade d’Équateur à Londres.

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Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est réfugié à l'ambassade d’Équateur à Londres, depuis bientôt six ans. (photo: AFP)

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La justice britannique a rejeté mardi une nouvelle demande de levée du mandat d'arrêt du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié à l'ambassade d’Équateur à Londres depuis bientôt six ans. Le tribunal londonien de Westminster, qui avait jugé ce mandat d'arrêt valide le 6 février, a estimé que son maintien n'allait «pas à l'encontre de l'intérêt public», comme le soutenait la défense de M. Assange dans une nouvelle question soumise à la justice.

«Je trouve que l'arrestation est une réponse proportionnée, même si M. Assange a lui-même restreint sa propre liberté depuis plusieurs années», a ajouté la juge Emma Arbuthnot. L'Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade d'Équateur, immeuble de briques rouges situé dans le quartier chic de Knightsbridge, pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il niait.

La santé, pas un argument

Le fondateur de WikiLeaks craint, en cas d'arrestation, d'être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. «Le fait qu'il refuse de se rendre a entravé» le cours de la justice, a jugé la magistrate, estimant qu'il s'agissait d'un «homme qui cherche à imposer ses propres termes au cours de la justice».

Les poursuites pour viol ont été abandonnées en mai 2017, mais le tribunal de Westminster n'avait pas suivi, la semaine dernière, l'argument de la défense selon lequel cela rendait le mandat d'arrêt caduc. La juge l'avait au contraire maintenu, estimant qu'il avait été délivré après que Julian Assange a enfreint les conditions de sa liberté sous caution. Répondant mardi aux arguments de la défense, qui avait invoqué l'impossibilité de son client d'accéder aux soins médicaux, elle a estimé que ses «problèmes de santé pourraient être bien pires» et qu'il ne manquait pas de lumière du jour à l'ambassade où il vit dans un petit appartement, avec un chat pour seule compagnie.

(L'essentiel/AFP)

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