Dette grecque

26 avril 2018 12:33; Act: 26.04.2018 16:35 Print

Juncker rappelle à l'ordre les pays de la zone euro

Le président de la Commission européenne a appelé jeudi les pays de la zone euro «à tenir leurs engagements» sur la réduction de la dette grecque.

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Le président de la Commission européenne, en visite officielle à Athènes, a rencontré le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. (photo: AFP/Angelos Tzortzinis)

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Après avoir loué la performance «impressionnante» de l'économie grecque pour renouer avec la croissance, le président de la Commission a souligné qu'il fallait maintenant «se concentrer sur le problème de la réduction de la dette». «Je voudrais que tous les États membres (NDLR: de la zone euro) tiennent leurs engagements», a-t-il réclamé lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

La Grèce a réalisé en 2017 un excédent budgétaire de 0,8% du PIB, et un surplus primaire de 4%, dépassant, pour la deuxième année consécutive les objectifs fixés par ses créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI). Le pays a renoué avec la croissance en 2017, à 1,4% après neuf ans d'une récession profonde.

Un retour sur les marchés financiers en août

Actuellement, les créanciers sont en train d'évaluer la quatrième revue du programme grec, soit les réformes réclamées, ainsi que les modalités pour la réduction de l'énorme dette, à 178,6% du PIB en 2017. «Il faudra que la quatrième revue soit terminée le plus tôt possible», a insisté M. Juncker tout en se disant convaincu que le pays va sortir des programmes en août 2018, comme prévu, et deviendra «un pays normal comme les autres pays».

«Nous voulons tout faire pour que la sortie de la Grèce (des programmes d'aide) soit la plus claire et la plus nette possible», a précisé M. Juncker, ce qui signifie un retour du pays en août sur les marchés financiers. Cependant la question de la réduction de la dette grecque reste toujours un sujet embarrassant pour les pays membres de la zone euro, qui sont divisés sur la question, l'Allemagne souhaitant toujours le maintien d'un contrôle strict des finances grecques après la fin de la tutelle de la zone euro.

(L'essentiel/afp)