Politique restrictive

05 juillet 2018 19:44; Act: 06.07.2018 12:11 Print

L'UE débat encore de la question migratoire

L'Allemagne et l'Autriche ont demandé jeudi, à la Grèce et à l'Italie, de coopérer pour faire cesser la route de la Méditerranée pour les migrants.

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Horst Seehofer, Sebastian Kurz et Heinz-Christian Strache ont affiché leur ambition d'une autre politique migratoire. (photo: AFP/Alex Halada)

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L'Autriche et l'Allemagne ont appelé jeudi l'Italie et la Grèce à coopérer pour stopper les arrivées de migrants par la Méditerranée, ainsi que les déplacements de demandeurs d'asile depuis leur territoire vers les autres pays de l'UE. Cette coopération doit notamment passer par la signature avec l'Allemagne de traités bilatéraux par lesquels la Grèce et l'Italie, où arrivent la majorité des demandeurs d'asile entrant en Europe, s'engagent à reprendre «dans les 48 heures» les migrants se présentant aux frontières allemandes, a déclaré le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehoher, en visite à Vienne.

Le ministre a fait de la signature de ces traités la pierre angulaire du compromis obtenu au forceps avec la chancelière Angela Merkel, lui qui réclamait une politique migratoire plus restrictive. Le chancelier autrichien conservateur Sebastian Kurz et son ministre de l'Intérieur d'extrême droite, Heinz-Christian Strache, ont également insisté pour que ces traités puissent être conclus rapidement: les négociations avec les deux pays «nous occuperont beaucoup dans les semaines à venir», a souligné M. Kurz.

Les trois responsables n'ont pas caché que leurs espoirs reposaient sur l'Italie et son puissant ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, qui affiche son hostilité à l'accueil des demandeurs d'asile. «Nous discuterons de ce qu'on peut faire ensemble et notamment de la façon dont nous pouvons couper la route du sud pour les migrants», a déclaré M. Seehofer. L'objectif de cette rencontre sera de «fermer la route de la Méditerranée, c'est dans l'intérêt de l'Italie, de l'Allemagne et de l'Autriche», a ajouté le chancelier autrichien.

(L'essentiel/afp)