Affaire Ramadan

26 avril 2018 07:30; Act: 26.04.2018 12:11 Print

L'épouse de Tariq Ramadan crie au complot

Dans sa première interview, l'épouse de Tariq Ramadan s'exprime sur les infidélités reconnues par son mari et pense qu'on veut le réduire au silence.

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Iman Ramadan affiche malgré tout un soutien sans faille à son époux. (photo: AFP)

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Iman Ramadan était apparue dans deux vidéos pour soutenir son mari Tariq. Elle vient de donner sa première interview, au MuslimPost – un entretien croisé avec Yamin Makri, ami de l'islamologue genevois et responsable de son comité de soutien.

La semaine dernière, par la voix de son avocat, Tariq Ramadan avait reconnu avoir eu une liaison avec l'une des plaignantes, tout en contestant tout viol. Invitée à s'exprimer sur les infidélités de son époux, Iman Ramadan a commencé par préciser que «les contacts limités» qu'elle avait eus avec son mari depuis son incarcération ne lui permettaient pas «d'avoir une discussion profonde et franche pour le moment».

Et d'ajouter: «Mon mari est un homme, il n'est pas un ange, il n'est pas parfait. Il peut commettre des fautes. Notre famille le soutient pour un crime qu'il n'a pas commis. Le reste, c'est entre lui et Dieu, et entre lui et sa famille. Les choses privées se gèrent dans le privé et ce qui est public ne peut être géré qu'en écoutant les principaux intéressés. Et pour finir, il n'appartient qu'à Dieu de juger les hommes et leurs actes».

«Lynchage médiatique»

Yamin Makri, lui, a souligné que «Tariq Ramadan» était son ami, et qu'«il le restera». Avant de préciser: «Je ne trouverais cependant pas anormal que des membres du comité de soutien, au vu de ces éléments, se retirent».

Pour le reste, Iman Ramadan affiche un soutien sans faille à son époux et continue de dénoncer un «lynchage médiatique» et des «accusations mensongères». «Mon mari est accusé de viols qu'il n'a pas commis et qu'il nie depuis le début. Notre devoir d'être humain est de prendre la défense de celui qui est accusé à tort et injustement traité», a-t-elle indiqué. «Il y a d'un côté les trois plaignantes qui mentent et se contredisent, comme cela a été mis en évidence par Me Marsigny, et de l'autre côté, il y a une mise sous silence de la voix de Tariq pour pouvoir le salir».

Incarcéré près de Paris depuis le 2 février, le Genevois de 55 ans est accusé de viol par trois plaignantes en France et une en Suisse. Il a toujours clamé son innocence, malgré certains éléments troublants. Dans l'interview du MuslimPost, Yamin Makri a annoncé qu'«une demande de libération» allait être faite.

(L'essentiel/rmi)