Selon Madrid

01 janvier 2018 15:58; Act: 01.01.2018 16:14 Print

La crise en Catalogne aurait coûté un milliard

Le ministre espagnol de l'Économie a donné une estimation très élevée au coût financier des velléités indépendantistes de la Catalogne.

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Selon le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, la Catalogne est devenu un fardeau économique au 4e trimestre. (photo: AFP)

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Le ministre espagnol de l'Économie, Luis de Guindos, a évalué lundi à un milliard d'euros le coût économique de «la crise de l'indépendantisme» en Catalogne. En cause: le ralentissement de la croissance dans la région. «La Catalogne avait une croissance au-dessus de celle de l'Espagne, c'est un des moteurs fondamentaux de la reprise espagnole. Cependant au quatrième trimestre, c'est devenu un fardeau», a-t-il soutenu dans un entretien accordé à la radio Cadena Ser.

Le ministre a attribué ce ralentissement de la croissance dans la région qui fournit 19% du PIB espagnol à «l'énorme incertitude, inquiétude et perte de confiance générées par les décisions du précédent gouvernement» régional de l'indépendantiste Carles Puigdemont.

Les trois partis séparatistes avaient voté en septembre 2017 des lois de «déconnexion» avec l'Espagne, organisé un référendum d'autodétermination interdit le 1er octobre - marqué par des violences policières - et proclamé unilatéralement l'indépendance d'une «République catalane» le 27 octobre. La Catalogne avait alors été placée sous administration directe par Madrid.

Aux élections régionales du 21 décembre, les partis indépendantistes ont retrouvé leur majorité en sièges au Parlement catalan et devraient pouvoir former un gouvernement. Mais le président catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, reste actuellement à Bruxelles pour échapper aux poursuites judiciaires et l'ex-vice-président Oriol Junqueras est en détention provisoire pour «sédition», «rébellion» et «détournements de fonds publics».

«Bonne année» en vue

M. de Guindos a souhaité que le nouveau gouvernement catalan «soit conscient des coûts que génère cette politique» indépendantiste et «abandonne la voie unilatérale» à laquelle s'opposent, a-t-il insisté, «toute l'Europe et la communauté internationale».

Il a assuré que 2018 allait être «une bonne année» pour son pays. Pour 2018, la banque centrale table sur 2,4% de hausse du PIB. Cette prévision avait été légèrement abaissée mi-décembre par rapport aux 2,5% espérés auparavant, en raison de «l'augmentation de l'incertitude associée à la situation en Catalogne», avait alors expliqué la Banque d'Espagne.

(L'essentiel/nxp/ats)