Natalité en baisse

24 juin 2014 12:27; Act: 24.06.2014 13:36 Print

Les Espagnols font de moins en moins d'enfants

Le nombre de naissances a baissé en 2013 pour la cinquième année consécutive, alors que le pays se relève timidement de la crise, selon les statistiques officielles publiées mardi.

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Malgré la timide reprise économique, la natalité en Espagne continue de s'effondrer, selon les statistiques officielles. (photo: AFP)

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Sur l'année, le pays a enregistré 425 390 naissances, soit 6,4% de moins qu'en 2012, a indiqué l'Institut national de la statistique (Ine), dont les chiffres montrent que sur les vingt dernières années, le pic avait été atteint en 2008, avec 519 779 naissances, et le plus bas en 1996, avec 362 626 naissances. En tout, depuis 2008, le nombre de naissances en Espagne a chuté de 18,1%, précise l'Ine.

«La baisse des naissances est due à une moindre fécondité», le nombre d'enfants par femme étant passé de 1,32 en 2012 à 1,26 en 2013, «mais aussi à la réduction progressive du nombre de femmes en âge de procréer», explique l'institut. Les femmes âgées de 15 à 49 ans sont en effet de moins en moins nombreuses en Espagne depuis 2009, parce qu'arrive à cet âge une génération née pendant la crise de la natalité qu'a connue le pays dans les années 1980 et la première moitié des années 1990, et en raison également d'une moindre immigration et de plus de départs à l'étranger.

Deux récessions subies en cinq ans

Les précédentes statistiques publiées par l'Ine en avril avaient montré que la population avait baissé en 2013 pour la deuxième année consécutive, à 46,7 millions de personnes (-0,9%), sous l'effet du départ de nombreux résidents étrangers de ce pays frappé par la crise. Si le nombre de résidents espagnols a légèrement augmenté, de 0,3%, à 41,7 millions, celui des étrangers a fondu de 9,8% à 5 millions (soit 10,7% de la population totale). Parmi eux, les ressortissants de l'Union européenne ont été particulièrement nombreux à partir, avec une baisse de 13,3% à 2 millions.

La quatrième économie de la zone euro, qui a attiré une forte immigration au moment de son boom économique, a été doublement frappée, en 2008, par l'éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale. Elle a depuis subi deux récessions en cinq ans et affiche un taux de chômage très élevé (25,93%), tandis que la cure d'austérité du gouvernement conservateur a fortement réduit, voire supprimé, de nombreuses aides publiques.

(L'essentiel/AFP)