Procès au pays de Galles

07 novembre 2017 16:24; Act: 07.11.2017 17:29 Print

Prison à vie pour avoir tué sa fille adoptive

Un ex-instructeur de fitness reconnu coupable au pays de Galles du meurtre de sa fille de 18 mois, moins de deux semaines après l'avoir adoptée, a été condamné à la prison à vie.

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La peine comprend 18 ans incompressibles. (photo: AFP)

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Matthew Scully-Hicks, 31 ans, avait été reconnu coupable mardi, par la cour de Cardiff, d'avoir violemment agrippé et secoué la petite Elsie, près de deux semaines après l'adoption formelle de l'enfant qui était sous sa garde depuis huit mois. Elle était décédée quatre jours plus tard. Une autopsie a montré qu'elle avait souffert d'une triple hémorragie du cerveau, d'une hémorragie rétinienne, qu'elle avait eu le crâne brisé et plusieurs côtes cassées.

«Sa tête a été frappée contre une surface dure, ou bien un objet dur a été utilisé pour frapper Elsie à la tête», a déclaré le procureur Paul Lewis durant le procès, qui a duré plus de quatre semaines. Matthew Scully-Hicks avait quitté son emploi pour s'occuper à plein temps de sa fille adoptive, placée en septembre 2015 auprès de lui et son mari, qui continuait à travailler. Mais l'accusé avait du mal à s'occuper d'elle et se plaignait du fait qu'elle était une enfant difficile.

«Satan habillé en gigoteuse»

Dans des SMS, il l'avait qualifiée de «tarée» et «Satan habillé en gigoteuse». Des voisins l'avaient aussi entendu crier des injures envers Elsie. Avant sa mort, Elsie avait déjà subi plusieurs blessures quand elle se trouvait seule avec l'accusé, dont une jambe cassée en novembre 2015, des hématomes à la tête en décembre et janvier 2016. En mars, elle avait été hospitalisée pour ce qui avait été présenté comme une chute dans les escaliers.

«Elle n'avait que 18 mois», a souligné le procureur. «Elle était sans défense et vulnérable. Elsie Scully-Hicks est morte parce que l'accusé l'a tuée». Matthew Scully-Hicks a affirmé que sa fille s'était blessée toute seule quand il l'avait laissée seule quelques minutes au moment où il la changeait pour la coucher. Des affirmations remises en cause par les douze experts médicaux et six médecins appelés à la barre.

(L'essentiel/AFP)