Royaume-Uni/UE

14 février 2016 17:35; Act: 15.02.2016 12:36 Print

Quels pays risquent de provoquer le «Brexit»?

Plusieurs États européens pourraient encore faire obstacle à l'accord escompté cette semaine sur les réformes que le Royaume-Uni juge indispensables pour son maintien dans l'UE.

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David Cameron tente de négocier un accord avec les autres pays de l'Union européenne avant de faire voter les Britanniques sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. (photo: AFP/Carmen Jaspersen)

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Certains États européens pourraient empêcher l'Union européenne de trouver un accord avec Londres, au moment où les négociations battent leur plein. En toile de fond, le référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.

La France a émis un certain nombre d'objections sur une série de garanties promises à Londres pour les pays qui n'appartiennent pas à la zone euro, notamment celles concernant la City afin que celle-ci ne pâtisse pas d'un renforcement de la monnaie unique. Paris rejettera toute mesure qui permettrait aux neuf pays n'ayant pas adopté la monnaie unique de bloquer les décisions des 19 membres de la zone euro. Paris souhaite poursuivre l'intégration de l'Union économique et monétaire (UEM). La France a ainsi été la force motrice de certains changements apportés au projet d'accord du président du Conseil Donald Tusk: elle a notamment mis tout son poids pour mentionner la «sincère coopération» des pays non membres de la zone euro, selon une ébauche du projet.

La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, qui forment le «groupe de Visegrad», se montrent inquiets de la volonté du Premier ministre britannique de limiter les prestations sociales pour les travailleurs européens employés au Royaume-Uni. Chacun de ces quatre pays de l'ex-bloc communiste compte plusieurs centaines de milliers de ressortissants partis travailler outre-Manche au début des années 2000. Ils considèrent comme «discriminatoire» la demande de David Cameron de restreindre pendant quatre ans les aides sociales pour les ressortissants intra-européens. Comme les institutions européennes, ils y voient un sérieux coup de canif dans le principe de libre circulation, fondateur de l'Union.

L'Allemagne et le Nord. La chancelière Angela Merkel est plutôt solidaire de son homologue conservateur britannique. Mais elle insiste sur le caractère immuable des principes «fondamentaux» de l'UE. Cependant, le fait que l'Allemagne soit confrontée à une crise migratoire sans précédent pourrait la conduire à réclamer pour elle même la possibilité de restreindre les aides sociales aux étrangers. Tout signal en ce sens de la part de l'Allemagne, ou d'autres pays riches du Nord tels que la Suède et le Danemark, pourrait pousser des États d'Europe centrale et de l'Est à bloquer l'accord, selon des sources européennes.

Critiquée par le reste de l'UE pour sa gestion «défaillante» des migrants, toujours empêtrée dans la crise de la dette, la Grèce pourrait être tentée d'arracher certaines concessions en échange de son feu vert à un accord avec Londres. Le fait que M. Tusk se déplace à Athènes pour voir le Premier ministre grec Alexis Tsipras mardi laisse à penser que le dirigeant de la gauche radicale a encore besoin d'être convaincu et qu'il pourrait avoir une certaine influence en coulisse.

L'Italie: Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi n'a cessé ces derniers mois d'envoyer des piques à la Commission européenne. La dernière en date remonte à mercredi, quand il a estimé que «l'UE est comme l'orchestre jouant sur le Titanic». M. Renzi souhaite en réalité de la part de Bruxelles et de Berlin une plus grande souplesse concernant les déficits budgétaires afin de stimuler la croissance encore fragile dans la Péninsule. Il aimerait aussi être assis à la table des grands, au même titre que la France et l'Allemagne. Rome a récemment bloqué pendant plusieurs semaines le bouclage du financement du fonds de trois milliards d'euros promis par l'UE à la Turquie pour améliorer les conditions de vie des réfugiés syriens, en contrepartie de l'assistance d'Ankara pour freiner les flux de migrants vers l'UE. Elle a finalement levé son objection le 3 février. Rien ne l'empêcherait toutefois de jouer à nouveau les trouble-fêtes.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Preasting le 14.02.2016 18:16 Report dénoncer ce commentaire

    Le seul pays qui risque de provoquer le Brexit c'est bien le Royaume Uni. Les autres ne seront que soulagés d'un grand fardeau qui les empeche de progreser vers l'union.

  • indy le 14.02.2016 19:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    les anglais comme d'habitude veulent le beurre et l'argent du beurre.

  • Ricky le 14.02.2016 22:28 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'ils sortent de cette UE; ils ne sont jamais d'accord sur rien avec les autres membres de l'UE, ils n'ont pas l'euro, ils conduisent a droite.... Bref, ils sont plus proches des USA que de l'UE. En plus, ils ne veulent que les + de cette Union, le reste il le laissent aux autres Etats membres! On va bien rigoler quand l'économie de la City va peu à peu degringoler (delocalisation de pas mal de banques vers le Luxembourg entre autres), et lorsque leur business lucratif des universités va s'effondrer, n'est-ce pas Mr.Cameron?

Les derniers commentaires

  • Lime le 15.02.2016 12:10 Report dénoncer ce commentaire

    La discussion ne devrait pas porter sur le "Brexit" mais sur la fin de l'union européenne. On fait quoi quand ce sera fini... ?

    • schlomo le 15.02.2016 12:34 Report dénoncer ce commentaire

      on a vécu avant l'Ue, on vivra après mais c'est sur que cette Ue là va droit au crash, sous une autre forme why not?

    • Preasting le 16.02.2016 16:37 Report dénoncer ce commentaire

      Si l'on veut sauver et regenerer l'UE, il faudrait non pas attendre le Brexit, mais expulser le RU directement ainsi que tous ceux qui ne partagent pas les principes etablis par les fondateurs de l'UE : une union toujours plus etroite.

  • Benylux le 15.02.2016 12:00 Report dénoncer ce commentaire

    United Kingdom that enough ouside. Ils ont importé au sein de l'Union les lobby qui font les réglementations européennes Conseil,CommissionParlement ne sont que leurs marionnettes. Les Anglais sont les grand amis des Américains ils reviendront par le fenetre avec les accords USA-EU et continuront à nous couler et nous mettre sur la paille.

  • l'Amoroso le 15.02.2016 11:00 Report dénoncer ce commentaire

    Laissons partir... on rebouche le tunnel. Ils n'ont rien de commun avec nous : ils roulent à gauche, monnaie, nourriture, mentalité... Ils ne veulent que profiter de l'Europe - ce qu'ils ont déjà fait largement...

    • Julien le 15.02.2016 11:59 Report dénoncer ce commentaire

      Et pourquoi les 27 autres laissent faire et font des concessions inacceptables ?? Une fois de plus, ce n'est pas ce genre d'attitude qui fera aimer l'Europe.....

    • Joe Thorpe le 16.02.2016 12:25 Report dénoncer ce commentaire

      We only take? We take your unemployed, about 4 Million of them since Blair opened the floodgates. We take your exports £1.2 Billion a week more than we export to the EU. Our biggest industry is Services, that's not even in the Single market lol Now we have our military assets deployed across Europe to protect you from your friendly neighbours. They aren't patrolling EU skies & Seas for our benefit but hey your welcome to get your own cheque book out & pay for your own defense instead of hiding behind NATO to which you contribute nothing.

    • Preasting le 16.02.2016 16:51 Report dénoncer ce commentaire

      La City de Londres est le plus grand paradis fiscal en Europe, source des revenus qui permettent au RU de ne produire rien. Monopolise les operations internationales en euros car cela se fait de forme opaque et sans respect des regles. Pourquoi est-il demandé que la City reste en dehors des Traités? Demandons l'expulsion des membres déloyaux de l'UE.

  • La Sentinelle le 15.02.2016 09:53 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'ils s'en allaient! On verra très vite et très bien qui peu se passer de qui.

    • Antoine le 26.06.2016 10:53 Report dénoncer ce commentaire

      Dommage pour les autres 48% qui ont voté pour rester dans l'UE. Je propose que ces gens aillent se réfugier en Ecosse, qui va bientôt voter l'indépendance et veut absolument être membre de l'UE. Egalemant l'Irlande du Nord va demander son rattachement à l'Irlande. Ce ne sera plus la Grande-Bretagne qui subsistera, mais la "Petite Bretagne".

  • le peuple le 15.02.2016 09:26 Report dénoncer ce commentaire

    Vous voulez sortir, ok sortez, que l'EU soit composez des 6 de base se consolide et puis on verra. L'intégration a été trop vite avec à chaque fois des accords spécifiques. Vous voulez faire partir de l'union alors aux conditions EU. Prendre les points positifs et laissez les autres n'est pas une base saine. Pour moi ils peuvent sortir. IL serait temps que l'EU fasse des référendums pour savoir si le peuple membre veut un pays ou pas. Le pouvoir du peuple au peuple.