Bulgarie

08 août 2020 12:51; Act: 08.08.2020 12:57 Print

À Sofia, les manifs anti-​​gouvernement continuent

Quelque 5 000 manifestants se sont réunis dans la nuit dans le centre de la capitale bulgare, aux cris de «mafia!» et «démission!» pour réclament le départ du Premier ministre.

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Depuis un mois, des milliers de personnes se mobilisent chaque soir pour réclamer la démission de Boïko Borissov, accusé de corruption et de soumission aux milieux économiques. (photo: AFP)

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Des manifestants anti-gouvernementaux ont repris leurs barrages routiers dans la capitale bulgare Sofia dans la nuit de vendredi à samedi, quelques heures après leur démantèlement par la police.

Quelque 5 000 manifestants se sont réunis sous la pluie dans le centre de Sofia, aux cris de «mafia!» et «démission!» pour le trentième jour consécutif afin de réclamer le départ du gouvernement conservateur et nationaliste du Premier ministre Boïko Borissov. Des manifestations similaires se sont tenues dans au moins cinq autres villes de province, notamment à Varna et Plovdiv.

La police avait évacué vendredi les manifestants et leurs campements et levé les barrages montés aux principaux carrefours de la capitale bulgare. Le ministère de l'Intérieur avait alors assuré que la circulation avait repris à «tous les carrefours qui avaient été bloqués» et que de nouvelles entraves à la circulation ne seraient plus tolérées.

Carrefours bloqués

Dès vendredi soir, les manifestations ont de nouveau bloqué trois grands carrefours, en utilisant notamment le mobilier urbain et des poubelles pour monter leurs barrages. Malgré ses avertissements, la police n'est pas intervenue, assurant samedi que les manifestants avaient prévu de se défendre de manière violente.

Depuis un mois, des milliers de personnes se mobilisent chaque soir pour réclamer la démission du gouvernement de Boïko Borissov, accusé après bientôt dix ans au pouvoir de corruption et de soumission aux milieux économiques.

Mercredi, le chef du gouvernement de coalition entre conservateurs et nationalistes a laissé entendre qu'il était prêt à se placer au second plan pour laisser une chance à l'exécutif de tenir jusqu'aux législatives de mars 2021, mais sa majorité lui a renouvelé son soutien dès le lendemain.

(L'essentiel/AFP)