En Suède

29 novembre 2021 15:21; Act: 29.11.2021 15:44 Print

Andersson de nouveau Première ministre

Après une rocambolesque élection-démission en l'espace de sept heures la semaine dernière, la cheffe des sociaux-démocrates suédois a été réélue Première ministre lundi.

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Malgré son statut affiché de nation féministe, jamais depuis la création du poste en 1876 la Suède n'avait eu de femme Première ministre, contrairement à tous les autres pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège, Islande). (photo: AFP/Jonas Ekstromer)

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Jusqu'ici ministre des Finances, Magdalena Andersson a été élue par les députés avec 173 voix contre, 101 voix pour et 75 abstentions, dans un vote aux airs de déjà vu. En Suède, un gouvernement est approuvé tant qu'une majorité absolue de 175 députés ne vote pas sa censure.

Sauf improbable nouvelle surprise, l'élection clôt le feuilleton de la transition du pouvoir social-démocrate provoquée par le départ du Premier ministre Stefan Löfven, qui avait passé la main au début du mois après sept ans au pouvoir et à moins d'un an des législatives de septembre 2022. La présentation de son gouvernement au roi Carl XVI Gustaf, qui marque officiellement sa prise de fonctions, est attendue mardi.

Gouvernement entièrement social-démocrate

Au terme d'une journée mouvementée mercredi dernier, Magdalena Andersson avait d'abord été élue Première ministre, puis battue par le même Parlement sur son budget par l'opposition de droite, et enfin contrainte de démissionner après le départ surprise des écologistes du gouvernement. Bien qu'élue l'espace de sept heures, elle n'était pas officiellement entrée en fonction.

Du fait du départ du parti des Verts, l'économiste et ancienne nageuse de haut niveau de 54 ans va diriger un gouvernement entièrement social-démocrate. «Elle sera désormais à la tête d'un gouvernement à parti unique. Donc, plus de surprises. Plus de crise, du moins pour l'instant», a déclaré à l'AFP Anders Sannerstedt, professeur de sciences politiques à l'université de Lund, pour qui l'épisode a été une «situation historique».

Les écologistes se sont abstenus

Bien qu'habitué aux complexités de son parlementarisme et confronté depuis 2018 à des rapports de force extrêmement compliqués au Riksdag, le pays nordique n'avait jamais vécu un tel scénario. Le président de la chambre chargé de piloter le processus de transition, Andreas Norlén, avait fait part de ses «regrets» devant l'image donnée au peuple suédois.

Les écologistes se sont abstenus ce lundi, réduisant encore les voix en faveur de la nouvelle Première ministre. Contrairement à la semaine dernière, où Magdalena Andersson était passée à une voix près, une députée du parti des Libéraux (centre droit) s'est abstenue, réduisant de 174 à 173 les voix contre.

(L'essentiel/AFP)