Brexit/ Royaume-Uni

18 janvier 2019 08:30; Act: 18.01.2019 11:44 Print

Après avoir voté pour le Brexit, ils se sont repentis

Après avoir voté pour le Brexit lors du référendum de 2016, certains Britanniques ont changé d'avis et militent aujourd'hui ardemment pour rester dans le bloc européen.

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On les appelle «Remainer Now», soit «Maintenant pro-maintien». (photo: AFP)

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On les appelle «Remainer Now», soit «Maintenant pro-maintien»: après avoir voté pour le Brexit lors du référendum du 23 juin 2016, ils ont changé d'avis et militent aujourd'hui ardemment pour rester dans le bloc européen. Gary Maylin se souvient parfaitement des mois qui ont précédé le référendum. Et pourquoi, le jour de ce vote historique, il a choisi, comme 51,9% des Britanniques, de voter pour la fin d'un mariage de plus de 40 ans.

«Je voulais que le Royaume-Uni retrouve sa souveraineté», dit cet homme de 38 ans, cheveux courts et look décontracté, originaire de Norwich (est de l'Angleterre). «La région où je vivais était très largement en faveur du retrait (de l'UE). Mon député était pro-Brexit, tout ce que j'entendais allait dans ce sens. Alors je suis moi-même arrivé à la conclusion qu'on pouvait imputer à l'UE tout un tas de problèmes». Mais aujourd'hui, si c'était à refaire, «je voterais sans hésitation pour rester» dans l'Union européenne, confie-t-il.

«Il est bien plus intéressant d'être forts dans une Europe unie»

«J'ai réalisé que le pays ne parviendrait pas à s'en sortir tout seul», développe-t-il. «Si l'on considère l'état actuel du monde, avec Donald Trump aux États-Unis, la montée de la Chine, Poutine en Russie, il est bien plus intéressant d'être forts dans une Europe unie». Dans quelques heures, il se rendra, accompagné d'une dizaine de «repentis», à Westminster, épicentre du pouvoir à Londres, pour rencontrer des députés britanniques, et leur raconter son histoire, pourquoi il milite désormais pour stopper le Brexit. L'initiative a été organisée par le mouvement «RemainerNow», lancée, sur son temps libre, par un europhile, Andrew Davidson. «Le référendum de 2016 m'avait laissé dans un état de choc. Je craignais pour le pays, je voulais faire quelque chose», explique-t-il, en voulant croire que «RemainerNow», dont le nom reprend un mot clef utilisé sur les réseaux sociaux, permettra «d'influencer le débat» et d'encourager d'autres Brexiters à changer de bord.

Le mouvement fonde ses espoirs sur des sondages récents suggérant qu'en cas de nouveau référendum - une option exclue par le gouvernement mais qui progresse au Royaume-Uni -, c'est le maintien dans l'UE qui l'emporterait (à 54%, selon une compilation d'enquêtes d'opinion réalisée par l'organisation non-partisane What UK Thinks). Cette évolution s'explique notamment par la crainte de potentielles difficultés économiques post-Brexit. «Si vous avez voté pour partir mais que vous savez que l'économie en souffrira, vos chances de voter à nouveau pour partir seront environ divisées de moitié», souligne John Curtice, professeur de politique à l'université de Strathclyde (Écosse), interrogé par l'AFP.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • max le 18.01.2019 09:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les anglais ont toujours voulu les avantages mais pas les inconvénients de l Europe alors bon voyage

  • ITA le 18.01.2019 09:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    un certain Général Degaule dit un jour que si on allait créer une communautée européenne faudrait éviter d’y ajouter les anglais ... très clairvoyant ce monsieur, il avait déjà compris l’esprit opportuniste et protecteur des britaniques... ils veulent les avantages sans trop se mouiller ni donner... alors bye bye british, bienvenue brexit !

  • Terry le 18.01.2019 10:16 Report dénoncer ce commentaire

    @Bradakor: Et les anti-brexit ne seraient-ils pas eux-mêmes des maîtres de la manipulation?

Les derniers commentaires

  • Exuperancia Rapu le 18.01.2019 16:31 Report dénoncer ce commentaire

    les Brexiters ne veulent pas les "avantages" de l'UE. Ils veulent que la rélation entre l'UE et le RU soit avec les conditions de la OMC: pas de barrières douanières avec les pays tiers. C'est l'UE qui n'accepte pas ce qu'elle offre au reste des pays tiers et a posée des conditions humilliantes en sachant que May est pro-Remain. Les Brexiters disent aussi que l'UE a plus à perdre d'une guerre commerciale que le RU et que leurs ménaces ne seront jamais appliquées.

  • Gloubichou le 18.01.2019 16:13 Report dénoncer ce commentaire

    A force de se faire bourrer le mou au quotidien, c'est logique que certains se rétractent.

  • Bravo le 18.01.2019 15:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    « Si l'on considère l'état actuel du monde, avec Donald Trump aux États-Unis, la montée de la Chine, Poutine en Russie, il est bien plus intéressant d'être forts dans une Europe unie » Superbement bien écrit !

    • Oui Mais le 18.01.2019 22:16 Report dénoncer ce commentaire

      Oui mais les relations entre Berlin et Paris se sont drôlement refroidies.

  • Isidore le 18.01.2019 12:53 Report dénoncer ce commentaire

    Et l'inverse ? Des gens initialement contre le Brexit et qui sont maintenant pour, pourquoi on n'en parle pas ?

    • Fred le 18.01.2019 15:56 Report dénoncer ce commentaire

      @ Isidore: La tu prend tes rêves pour une réalité. Le nombre de Britanniques pour le Brexit ne cesse de diminuer au fur à mesure que les jours passent. Cite moi un seul qui était contre le Brexit et maintenant serait pour???? Même les Britanniques le reconnaissent que ça était une des plus grande erreur ce Brexit.

  • oléoléo le 18.01.2019 12:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Henck.. t’es sûr? ;)