Brexit

23 juillet 2019 09:27; Act: 23.07.2019 09:46 Print

C'est le jour J pour Boris Johnson

Le résultat du vote du Parti conservateur doit être connu mardi. Boris Johnson, 55 ans, attend la consécration à Downing Street.

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Boris Johnson a été maire de Londres. (photo: AFP/Stefan Rousseau)

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C'est le jour J pour l'ex-maire de Londres, Boris Johnson, attendu vainqueur mardi, de la course à Downing Street, avec à la clé le défi de taille de sortir de l'impasse du Brexit, auquel s'ajoute désormais la nécessité de résoudre la crise avec l'Iran.

Le vote des 160 000 membres du Parti conservateur s'est achevé lundi après-midi et le résultat sera proclamé dans la matinée par les instances du parti. L'ex-ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, 55 ans, est donné largement gagnant face à Jeremy Hunt, 52 ans, l'actuel chef de la diplomatie britannique.

Mercredi, après une dernière nuit à Downing Street, Theresa May répondra à une ultime session de questions au Parlement, avant de se rendre à Buckingham Palace, où elle remettra officiellement sa démission à la reine Elizabeth II, en début d'après-midi. Son successeur devrait prendre la parole quelques heures plus tard, après avoir été lui aussi reçu par la monarque, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.

Le Brexit à mettre en place

Premier défi urgent qui attend le prochain chef du gouvernement: gérer l'escalade des tensions avec Téhéran, au plus haut après l'arraisonnement par l'Iran du pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz. Londres a riposté en annonçant lundi la mise en place prochaine d'une mission de protection avec les Européens dans le Golfe mais Londres «ne cherche pas la confrontation», a souligné Jeremy Hunt.

Autre dossier qui s'annonce colossal: mettre en œuvre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52% pour le Brexit. Une mission sur laquelle Theresa May s'est cassé les dents, échouant à trois reprises à faire accepter aux députés l'accord de sortie qu'elle avait conclu en novembre avec Bruxelles, ce qui l'a poussée à la démission.

Les divisions sont toujours profondes au Royaume-Uni entre ceux qui veulent partir au plus vite et ceux qui espèrent que le pays revienne sur sa décision, en organisant un second référendum, par exemple.

Quitter l'UE coûte que coûte

Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l'UE -un choix opportuniste selon ses détracteurs-, promet un Brexit d'ici à l'échéance du 31 octobre. La date du divorce était initialement fixée au 29 mars mais a été deux fois reportée faute du soutien d'une majorité de députés à l'accord de Theresa May et pour éviter une sortie sans accord.

Pendant sa campagne, Boris Johnson a répété que le divorce serait prononcé fin octobre, accord renégocié ou pas d'accord, promettant un avenir radieux à son pays, quel que soit le scénario. Il a affirmé préférer décrocher un nouveau traité de retrait tout en admettant que cela semble presque impossible à réaliser dans les temps, compte tenu des vacances parlementaires et de la mise en place de nouvelles équipes dirigeantes, à Londres comme à Bruxelles.

Sa volonté de quitter l'UE coûte que coûte, même sans accord, hérisse ceux qui souhaitent le maintien de liens étroits avec le continent et qui redoutent les conséquences économiques d'un «no deal» et du retour de formalités douanières.

(L'essentiel/afp)