Randonneur mort

21 août 2019 17:52; Act: 22.08.2019 09:29 Print

Décédé «quelques minutes» après son appel

Simon Gautier, le randonneur retrouvé neuf jours après sa disparition en Italie, est décédé d'un choc hémorragique dû à la section d'une artère fémorale, selon les résultats de l'autopsie.

Voir le diaporama en grand »

Le corps du jeune homme a été retrouvé quelques jours plus tard.

Sur ce sujet
Une faute?

Selon les analyses, rendues publiques par des médias locaux et confirmées par un responsable des carabiniers, le jeune Français de 27 ans, n'a survécu que pendant environ 45 minutes.

Dans sa chute, il a subi des fractures ouvertes aux deux jambes avec déplacement des membres et de graves coupures, selon le résultat de l'autopsie qui valide des informations déjà données précédemment par les carabiniers sur la base d'un premier examen du corps.

Le randonneur était parvenu à appeler un numéro d'urgence et avait pu donner quelques indications à une opératrice mais les services de secours n'avaient pas réussi à le localiser ensuite. Selon l'autopsie, il serait mort quelques minutes seulement après avoir appelé les secours, vers 9H00 du matin.

Une enquête ouverte par la justice italienne

Disparu en pleine randonnée, Simon Gautier a été retrouvé mort dimanche 18 août dans un profond ravin, après de longues opérations de recherche sur cette côte très accidentée.

La justice italienne a ouvert depuis plusieurs jours une enquête pour «homicide involontaire» pour déterminer s'il y a eu des retards dans les secours apportés au touriste français. Le parquet de Vallo della Lucania veut vérifier si les opérations de recherche ont démarré avec retard.

Simon Gautier, 27 ans, vivait à Rome où il préparait une thèse en histoire de l'art.

Il était parti dans l'après-midi du jeudi 8 août de la gare de Policastro Bussentino et comptait remonter en solitaire cette côte qui alterne plages et falaises, jusqu'à Naples, 200 km plus au nord. Il aurait passé la nuit sur une plage avant de repartir le vendredi matin à flanc de falaise, dans la zone sauvage des «Infreschi», où de nombreuses plages ne sont accessibles que par bateau.

(L'essentiel/afp)