Rome

28 juillet 2018 12:31; Act: 28.07.2018 12:48 Print

Des abeilles surveillent la pollution de l'air

A Rome, les apiculteurs et les carabiniers italiens se servent des abeilles pour mieux comprendre et contrôler la pollution de l'air.

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Des apiculteurs et des carabiniers italiens ont lancé un nouveau projet à Rome visant à se servir des abeilles pour mieux comprendre et contrôler la pollution de l'air dans la capitale italienne. Une quinzaine de petites ruches ont ainsi été installées sur le toit de l'immeuble abritant la Fédération italienne des apiculteurs (FAI), en plein centre de la capitale italienne.

Ruche urbaine expérimentale

«C'est une ruche urbaine expérimentale qui nous sert à recueillir des données d'intérêt scientifique, par exemple de faire un plan de la biodiversité végétale de Rome - la ville d'Europe où elle est la plus riche, et ayant donc énormément de fleurs disponibles pour les abeilles», explique à l'AFP Raffaele Cirone, président de la FAI.

«Mais nous étudions aussi les effets indésirables d'être dans le centre d'une grande ville», en recherchant d'éventuels résidus nocifs des particules fines, des métaux lourds mais aussi des micro-plastiques, ajoute M. Cirone. À 30 mètres de haut, à quelques pas des ruches, des instruments mesurent la teneur en particules fines de l'air. «Les scientifiques pourront ainsi mieux comprendre les mouvements de ces particules, si et combien elles montent depuis le sol puis redescendent», explique l'apiculteur.

Miel sous la loupe

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques vont confronter les mesures des instruments avec le miel produit dans les ruches. «Nous prélevons périodiquement du miel de la ruche qui est soumis à des analyses très spécialisées», précise M. Cirone.

Au total, une douzaine de toits du centre ville accueillent ruches et instruments de mesure, y compris celui d'un bâtiment des carabiniers gardes-forestiers. L'objectif est d'arriver «à 20 ruches qui serviront pour la bio-surveillance environnementale de Rome», explique le général des carabiniers Davide De Laurentis, qualifiant les abeilles de «sentinelles de la nature».

L'initiative pourrait aussi être reproduite dans les autres grandes villes italiennes qui rencontrent des problèmes de pollution, a assuré l'officier.

(L'essentiel)