Navire humanitaire

27 juin 2018 15:35; Act: 27.06.2018 17:04 Print

Des migrants du Lifeline viendront au Luxembourg

LUXEMBOURG - Le Grand-Duché va prendre en charge 15 migrants actuellement sur le navire humanitaire Lifeline, qui va accoster mercredi soir à Malte.

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Le navire humanitaire Lifeline va accoster ce mercredi soir, à Malte. (photo: AFP/Hermine Poschmann)

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Le Luxembourg va faire partie des huit pays européens qui accueilleront les 233 migrants à bord du navire humanitaire Lifeline, qui va accoster à Malte ce mercredi soir. Le Grand Duché va accueillir 15 personnes, comme l'ont confirmé la Direction de l'immigration, interrogée par L'essentiel, et le Premier ministre Xavier Bettel (DP) dans un tweet.

Les autres pays qui vont prendre en charge les migrants sont Malte, l'Italie, la France, l'Espagne, le Portugal, la Belgique et les Pays-Bas. Le Lifeline aura connu une odyssée d'une semaine. Le temps pressait pour le navire battant pavillon néerlandais, en quête d'un port d'accueil depuis six jours en Méditerranée. Il avait renouvelé dans la nuit de mardi à mercredi, sa demande d'entrer à Malte, et fait savoir que «de nombreuses personnes à bord souffrent de mal de mer», et que trois se trouvent dans son hôpital. Le Premier ministre maltais, Joseph Muscata, a précisé que le navire serait mis sous séquestre à son arrivée pour les besoins de l'enquête, estimant que son capitaine «a violé les lois internationales». «La situation a été causée par les décisions du capitaine du navire qui a agi contre les lois internationales et ignoré les directives des autorités italiennes», a assuré M. Muscat.

Naviguant jusqu'ici dans les eaux internationales, le Lifeline avait été autorisé en matinée «à entrer dans les eaux maltaises pour se protéger du vent», avait indiqué l'ONG, plus tôt dans la journée. La décision de faire accoster à Malte le navire humanitaire a été annoncée mardi par l'Italie et la France. Une solution décidée, selon la presse italienne, lors de la rencontre discrète, lundi soir à Rome, du président français Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, le tout en concertation avec diverses chancelleries européennes. «Nous avons cherché cette solution, l'idée a été proposée ce dimanche sous l'autorité du président (de la Commission européenne) Juncker», a précisé M. Muscat.

(L'essentiel/afp)