En Pologne

21 juillet 2019 13:32; Act: 21.07.2019 13:34 Print

Des nationalistes attaquent une gay pride

La première gay pride de la ville polonaise de Bialystok a été perturbée par l'attaque de hooligans venus de tout le pays.

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La police a procédé à une quinzaine d'arrestations.

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Une Gay Pride organisée pour la première fois à Bialystok, grande ville de l'est de la Pologne, a été attaquée samedi par des ultranationalistes. Une quinzaine de personnes ont été interpellées, selon la police.

Quelque 800 participants, selon la police, ont traversé le centre de Bialystok pour la première fois dans l'histoire, entourés d'importantes forces de l'ordre. Les manifestants arboraient des drapeaux arc-en-ciel et des banderoles «L'amour n'est pas un péché» ou «Egalité des sexes».

Mais des groupes de supporteurs de football venus de tout le pays ont stoppé la marche à plusieurs reprises, forçant la police à intervenir. Selon des témoins, certains hooligans portaient des tee-shirts avec des symboles ultra-nationalistes, d'autres criant «Pas de sodomie à Bialystok!».

La marche a été fortement critiquée par les milieux catholiques et nationalistes. Le préfet de la région, membre du parti conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir, a participé à l'organisation d'un pique-nique familial à Bialystok en signe de contre-manifestation.

Selon l'ONG Campagne contre l'homophobie (KPH), une trentaine d'entités territoriales polonaises, dont des villages et des assemblées régionales, se sont récemment déclarées «Zones libres de l'idéologie LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres»).

L'opposition au mouvement LGBT est devenue un des thèmes majeurs des prochaines législatives d'octobre en Pologne. Lors des élections européennes de mai, le puissant chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, proche de l'Eglise catholique, s'en était pris à la communauté LGBT et à la «théorie du genre». Les derniers sondages donnent le PiS en tête.

(L'essentiel/afp)