En Allemagne

30 septembre 2019 14:30; Act: 30.09.2019 14:54 Print

Des néonazis jugés pour des projets d'attentats

Un procès sous tension a débuté, lundi, contre un groupuscule néonazi de Chemnitz, accusé d'avoir voulu perpétrer des attentats en Allemagne.

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Le procès fait l'objet d'un grand intérêt médiatique. (photo: dpa)

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Huit hommes, âgés de 21 à 32 ans, doivent répondre devant le tribunal de Dresde, ville de l'ex-RDA, de l'accusation «de formation d'un groupe terroriste d'extrême droite», selon le parquet fédéral de Karlsruhe, en charge des affaires de terrorisme. À peine entamée, l'audience a été interrompue provisoirement, afin de permettre à la cour d'étudier une requête de la défense demandant que l'ensemble du procès se tienne à huis clos.

Le procès, qui fait l'objet d'un grand intérêt médiatique, se tient dans la salle sécurisée du palais de justice de cette ville de Saxe, un Land considéré comme un bastion de l'extrême droite, où l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) s'est propulsée lors d'élections, début septembre, deuxième parti avec plus de 27% des suffrages, à quelques encablures des conservateurs d'Angela Merkel.

Chasses aux étrangers dans les rues

L'accusation prévoit d'appeler pas moins de 75 témoins à la barre pour un procès qui doit durer jusqu'en avril 2020. Pour le procureur général Peter Frank, il s'agit de l'un «des plus importants procès concernant le terrorisme d'extrême droite» dans le pays. Les suspects appartiennent depuis de nombreuses années à la scène des hooligans, néonazis et skinheads de Chemnitz, également en Saxe, théâtre fin août 2018 de dérapages antimigrants dont des «chasses aux étrangers» dans les rues, après le meurtre présumé d'un Allemand par l'un d'entre eux.

Ils ont lancé leur projet à cette période, début septembre 2018, via la création d'un groupe de messagerie «Révolution Chemnitz». Dans l'un des messages, leur leader présumé Christian Keilberg, 32 ans, appelle à la «guerre civile» contre les «parasites de gauche, les zombies de Merkel, la dictature des médias et de leurs esclaves».

(L'essentiel/afp)