Migrants en Italie

24 août 2018 11:43; Act: 24.08.2018 12:08 Print

Di Maio tance l'UE à propos du bateau Diciotti

Le vice-Premier ministre italien a lancé un ultimatum à l'Union européenne, sur la question de l'accueil de migrants, menaçant de ne plus contribuer au budget commun.

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Luigi Di Maio a haussé le ton face à l'Union européenne. (photo: AFP/Alberto Pizzoli)

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Le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, a donné jusqu'à ce vendredi à l'Union européenne pour trouver une solution sur la répartition des migrants actuellement bloqués au port de Catane, en Sicile, sur le navire Diciotti. «Nous avons eu l'occasion de voir au cours de ces derniers mois comment fonctionne l'approche modérée envers l'Union européenne et comment fonctionne la ligne dure envers l'Union européenne», a déclaré sur Facebook M. Di Maio, qui est aussi le chef de file du Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème).

«Sur la ligne dure, je veux faire une autre proposition. Si l'UE s'obstine dans ce comportement, si demain la réunion de la Commission ne décide rien, s'il n'en sort rien sur le navire Diciotti et sur la redistribution des migrants, alors moi et tout le M5S nous ne serons plus disposés à donner 20 milliards d'euros à l'Union européenne chaque année». L'essentiel du budget européen provient directement des États membres. Chaque pays y participe à hauteur de sa richesse nationale et en reçoit une partie en retour. L’Italie en est le 3e contributeur net, après l'Allemagne et la France.

Une réunion informelle au niveau des hauts fonctionnaires se tient ce vendredi à Bruxelles pour évoquer la question migratoire. Ce rendez-vous fait suite au nouveau refus du ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef de file de la Ligue (extrême-droite), d'accueillir le Diciotti des garde-côtes italiens avec des dizaines de migrants à son bord. Une semaine après le sauvetage de près de 200 migrants par ce navire, le gouvernement populiste italien et son ministre de l'Intérieur en tête, poursuit sans relâche son combat pour empêcher le débarquement des quelque 150 adultes encore à bord.

(L'essentiel/afp)