Politique en Turquie

13 décembre 2019 10:52; Act: 13.12.2019 11:18 Print

Erdogan défié par son ancien Premier ministre

Ahmet Davutoglu, Premier ministre turc de 2014 à 2016, a lancé sa propre formation politique vendredi, pour concurrencer le très puissant président.

storybild

Ahmet Davutoglu a été le Premier ministre de Recep Tayyip Erdogan, avant de prendre ses distances avec le chef de l'État. (photo: AFP/Kayhan Ozer)

Sur ce sujet
Une faute?

L'ex-Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a officiellement lancé vendredi son parti politique, rejetant tout «culte de la personnalité» et appelant au respect de l'État de droit, une pique à peine voilée à l'adresse du président Recep Tayyip Erdogan. M. Davutoglu a été chef du gouvernement sous M. Erdogan de 2014 à 2016, avant d'être brutalement écarté en raison de désaccords avec le chef de l'État. Lors d'une cérémonie à Ankara, il a officialisé la naissance du «Parti de l'Avenir».

Dans un discours fleuve, cet ancien universitaire âgé de 60 ans a présenté ses priorités en matière d'économie et de politique étrangère, mais surtout insisté sur le respect de l'État de droit en reprenant des griefs souvent adressés à M. Erdogan. «Il est essentiel pour un État de droit d'avoir pour socle l'indépendance de la justice. La presse ne devrait pas s'autocensurer ou être directement censurée», a-t-il déclaré. M. Davutoglu n'a pas prononcé le nom de M. Erdogan, mais ce réquisitoire semble directement viser le président turc, accusé par les ONG et des pays occidentaux de dérive autoritaire.

M. Davutoglu, qui a également servi comme chef de la diplomatie de M. Erdogan, a longtemps été l'un de ses plus proches alliés depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Mais le président turc l'a écarté sans ménagement en 2016, alors que les deux hommes s'opposaient sur plusieurs dossiers, notamment une révision constitutionnelle visant à instaurer le régime hyper-présidentiel voulu par M. Erdogan. Vendredi, M. Davutoglu a appelé à revenir sur cette réforme qui «ne remplit pas les critères démocratiques». M. Davutoglu n'est pas le seul ancien proche du président à faire sécession: un ancien ministre de l'Économie, Ali Babacan, a indiqué qu'il lancerait son propre parti dans les semaines à venir.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.