Brexit

17 octobre 2019 18:39; Act: 18.10.2019 10:03 Print

Et si le Parlement rejetait le nouvel accord?

Les 27 États membres de l'Union européenne ont approuvé, jeudi soir, l'accord sur le Brexit trouvé jeudi matin. Quels sont désormais les scénarios possibles?

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Boris Johnson va devoir cravacher pour faire adopter le nouvel accord par le Parlement britannique. (photo: AFP/Kenzo Tribouillard)

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À deux semaines de la date prévue du Brexit, Londres et Bruxelles ont annoncé jeudi un accord. Les 27 États membres restant dans l'Union européenne l'ont approuvé jeudi soir. Mais son adoption par le Parlement britannique s'annonce compliquée, rendant la suite très incertaine.

Voici les scénarios possibles.

Le Parlement britannique approuve

Le Parlement britannique, qui se réunit exceptionnellement samedi, approuve l'accord de Brexit. Cela signifie que Boris Johnson, faute de majorité absolue, a réussi à rallier d'ici là les eurosceptiques du DUP, de son camp, voire de l'opposition. Certains députés travaillistes et indépendants élus de circonscriptions ayant voté «Leave» au référendum de juin 2016, sont susceptibles de soutenir le texte pour éviter un «no deal».

Une fois approuvé à Westminster, l'accord doit encore être ratifié par le Parlement européen, avant le 31 octobre, la date prévue du divorce.

Le Parlement britannique rejette le texte

Boris Johnson ne parvient pas à convaincre suffisamment de députés. Son Parti conservateur au pouvoir n'a pas la majorité absolue au Parlement, où il occupe 288 des 650 sièges. En outre, le petit parti nord-irlandais DUP, un parti eurosceptique et ultraconservateur qui forme une coalition avec les Tories, a annoncé qu'il ne soutiendrait pas l'accord.

De son côté, le chef du principal parti d'opposition, le Labour, Jeremy Corbyn, a appelé à «rejeter» le texte, ce qui rend une victoire improbable ou très serrée.

Nouveau report

Même si Boris Johnson n'a de cesse de claironner que le Royaume-Uni quittera, quoi qu'il arrive, l'Union européenne, le 31 octobre, une loi votée le mois dernier le contraint à demander un report de trois mois du Brexit, faute d'accord le 19 octobre.

Si le Parlement rejetait le texte, Boris Johnson serait contraint de demander un report, une perspective qu'il abhorre. Un tel report requiert l'approbation unanime des 27 pays membres de l'UE, qui peuvent aussi demander qu'il soit plus court ou plus long.

Initialement programmé pour le 29 mars 2019, le Brexit a été déjà ajourné à deux reprises, faute d'accord du Parlement sur les formes qu'il doit revêtir.

Brexit sans accord

Le Parlement rejette l'accord, les 27 refusent un nouveau report du Brexit, le Royaume-Uni sort de l'UE le 31 octobre sans accord. Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques, qui craignent une dégringolade de la livre (causant par ricochet une hausse des prix), une chute des exportations, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments.

Le gouvernement de Boris Johnson se prépare activement à ce scénario, multipliant les annonces de milliards de livres destinés à amortir le choc.

Élections anticipées

La crise politique est telle au Royaume-Uni que des élections législatives anticipées paraissent inéluctables dans les semaines ou les mois à venir. Tous les partis politiques s'y préparent activement.

Mais l'opposition travailliste veut attendre qu'un report du Brexit soit entériné avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes. Pour Boris Johnson, ce scrutin constitue la seule chance de regagner la majorité absolue.

Pas de Brexit

Le Brexit est reporté, l'opposition travailliste, emmenée par Jeremy Corbyn, arrive en tête d'élections législatives anticipées et organise, avec le soutien du parti europhile libéral démocrate (centre) et des indépendantistes écossais, un second référendum. Entre un Brexit avec un nouvel accord négocié par un gouvernement travailliste avec Bruxelles et le maintien dans le club européen, les électeurs choisissent la deuxième option et le Royaume-Uni reste dans l'UE.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Radik Al le 17.10.2019 19:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut qu'ils partent coûte que coûte. Même dans l'hypothétique cas d'une victoire des remains, la relation UE-GB est devenue tellement toxique qu'une cohabitation n'est plus possible. Brexit hard ou pas dans deux semaines !!!

  • Soleil le 17.10.2019 20:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bah le premier tir dans le pied droit c’était le referendum, est-ce que le Parlement va tirer la deuxième balle dans son pied gauche, rien n’est moins sur. On marche mal avec une balle dans chaque pied.

  • Quidam le 17.10.2019 22:59 Report dénoncer ce commentaire

    J'attends avec impatience le feuilleton télévisé sur le Brexit. L'intrigue et les rebondissents sont bien meilleurs que thé House of cards.

Les derniers commentaires

  • Louis le 18.10.2019 13:34 Report dénoncer ce commentaire

    Le parlement va le rejeter plus que probablement. Puis nouveau prmier ministre, nouveau referendum, pas de Brexit !

  • Rocky Mountains le 18.10.2019 10:56 Report dénoncer ce commentaire

    Uk out, Turquie in, nous avons besoin de vrais leaders

    • Faut pas rêver! le 18.10.2019 12:52 Report dénoncer ce commentaire

      Ni l'un ni l'autre! Et sûrement pas la Turquie! Elle n'a rien d’européen, culturellement, géographiquement, éthiquement et politiquement! Ce pays n'a strictement rien à faire en EU! On a déjà du mal à se reconnaître dans cette Europe-ci. Sans l'UK certaines choses se débloqueront d'elles même. Tiens d'ailleurs, au fait, savez-vous quel pays a mis sont véto quand l’interdiction de vente d'armes de l'EU vers la Turquie proposé la semaine dernière au parlement européen? La Grande-Bretagne... Du coup, on continue a vendre...

  • Sorciere le 18.10.2019 09:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cela devient fatigant, de tout façon l'accord sera rejeté, ils n'arrivent même pas à savoir ce qu'ils veulent entre eux !

  • Renaud C le 18.10.2019 09:36 Report dénoncer ce commentaire

    Rien de tel qu'une bonne guerre.

  • Le Belge le 18.10.2019 09:06 Report dénoncer ce commentaire

    Cela commence à me brouter. Qu'ils fassent ce qu'ils veulent à la fin mais qu'ils le fasse et qu'on nous lâche avec ce brexit.Pour nous cela ne changera pas grand chose, pour les friqués oui.

    • Le Francais le 18.10.2019 09:55 Report dénoncer ce commentaire

      La commission européeene a remqraué, beaucoup de fois, qu'une sortie sans accord aura des conséquences catastrophiques pour l'Europe tout autant que pour le Royaume Uni. Donc toi aussi, Le Belge, va avoir moins de pouvoir d'achat dans ce scénario. No Deal n'est bon pour personne.

    • Henck le 18.10.2019 10:40 Report dénoncer ce commentaire

      Et si cela vous coute 5% d impôts on vous entendra vous plaindre ;)

    • Un autre belge ironique le 18.10.2019 12:57 Report dénoncer ce commentaire

      @Henck Bah en même temps vous savez en Belgique...5% d'impôts de plus ou moins, on a déjà l’habitude, ça ne changera pas grand chose!